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Nouvelle-Aquitaine : pourquoi l’économie marque le pas en 2026

L’économie en Nouvelle-Aquitaine a commencé 2026 sur un rythme très modéré. Dans sa lecture du premier trimestre, l’Insee pointe une activité atone, avec moins d’heures travaillées, une construction toujours en difficulté et un chômage qui poursuit sa remontée. Bordeaux et la Gironde ne sont pas isolées de cette tendance régionale. Mais quelques signaux restent positifs, notamment du côté de certaines activités industrielles et des créations d’entreprises.

L’Insee décrit un début d’année peu dynamique pour l’économie régionale en Nouvelle-Aquitaine.

Le début d’année n’a pas vraiment relancé la machine économique en Nouvelle-Aquitaine. D’après les chiffres relayés par Les Échos Judiciaires Girondins, l’Insee constate un premier trimestre 2026 sans réelle dynamique. Le volume d’heures de travail rémunérées par les employeurs recule de 0,8 % par rapport au même trimestre de 2025, prolongeant une baisse entamée depuis plus d’un an.

Pour les acteurs économiques de Bordeaux, de la Gironde et du reste de la région, ce ralentissement confirme une période d’attentisme. Il ne s’agit pas d’un effondrement, mais d’une activité qui peine à retrouver un rythme solide. La note de conjoncture régionale de l’Insee Nouvelle-Aquitaine donne ainsi une photographie prudente du territoire.

Construction et intérim restent sous tension

Tous les grands secteurs sont touchés, mais certains signaux ressortent plus nettement. L’intérim recule de 2,6 % en volume d’heures rémunérées et la construction baisse de 2,4 %. Ces deux secteurs sont souvent des indicateurs avancés de la confiance des entreprises : quand les carnets de commandes se tendent ou que les projets ralentissent, l’emploi temporaire et le BTP sont rapidement exposés.

Construction et intérim restent les secteurs les plus fragilisés dans la dernière photographie économique régionale.

L’emploi salarié, lui, résiste mieux. Il affiche une quasi-stabilité, avec un repli limité à -0,1 % par rapport au trimestre précédent. Dans l’industrie, certains segments progressent encore, comme l’agroalimentaire et la fabrication de biens d’équipement. Cette dernière profite notamment de la demande liée aux data centers et aux commandes du secteur de la défense.

Le chômage poursuit sa remontée

Autre signal à surveiller : le taux de chômage augmente pour le cinquième trimestre consécutif en Nouvelle-Aquitaine. Il atteint 7,3 % de la population active. Le niveau reste inférieur à celui de la France métropolitaine, estimé à 7,9 %, mais la tendance traduit un marché du travail moins fluide qu’auparavant.

Pour les habitants, cela peut se traduire par des recrutements plus sélectifs, des missions plus courtes ou des projets d’embauche reportés. Le portail national de l’Insee permet d’ailleurs de suivre ces indicateurs au fil des publications régionales et nationales.

Créations d’entreprises : un contraste marqué

Le tableau n’est pas entièrement négatif. Les créations d’entreprises progressent de 1,1 %, portées notamment par le commerce, le transport, l’hébergement-restauration et les autres services. Les micro-entrepreneurs participent fortement à cette hausse, avec une progression de 2,3 %.

Les créations d’entreprises progressent, mais les défaillances augmentent fortement dans la région.

En revanche, les défaillances d’entreprises augmentent de 12 %, une progression trois fois plus forte qu’au niveau national. C’est l’un des points les plus sensibles de cette conjoncture : la région continue de créer des activités, mais davantage d’entreprises fragiles se retrouvent aussi en difficulté. Pour Bordeaux et la Gironde, cette photographie appelle surtout à la vigilance dans les prochains mois.

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