La situation est restée calme dans la nuit de lundi à mardi sur le front de l’incendie en Gironde. À 6 heures, le feu demeurait stabilisé et la surface brûlée n’avait pas progressé, restant évaluée à 42 000 hectares. Plusieurs reprises ont néanmoins dû être traitées au nord du Porge et du Cap-Ferret, tandis que la chaleur et les changements de vent imposent une vigilance maximale.

Une nuit calme, malgré plusieurs reprises
Selon le point communiqué mardi matin par la préfecture de la Gironde, la nuit a été calme et le périmètre de l’incendie n’a pas évolué. À 6 heures, le sinistre était toujours considéré comme stabilisé à 42 000 hectares. Cette qualification signifie que sa progression générale est contenue, sans pour autant annoncer sa maîtrise complète ni son extinction.
Plusieurs reprises de feu ont été détectées et traitées pendant la nuit. Elles se situaient notamment au nord du Porge ainsi qu’au nord du Cap-Ferret, dans l’espace dunaire. Le travail des sapeurs-pompiers a permis de les maintenir sous contrôle. Ces foyers rappellent toutefois que les lisières restent chaudes et qu’une braise peut se réactiver avec le vent.
Le vent tourne et la chaleur revient
Les conditions météorologiques constituent le principal point de vigilance de la journée. Le vent doit souffler de secteur sud-est sur l’ensemble du département, tandis que des brises océaniques d’ouest sont attendues sur le littoral. Cette opposition peut modifier localement la circulation des fumées et le comportement des foyers résiduels.
La Gironde est placée en vigilance jaune canicule à compter de ce mardi midi. D’après Météo-France, ce niveau correspond notamment à un pic de chaleur susceptible d’affecter les personnes fragiles ou surexposées. Pour les secours, l’élévation des températures assèche de nouveau la végétation et peut favoriser les reprises.

103 kilomètres de coupures tactiques réalisés
Les travaux de coupures tactiques ont repris dès 6 h 30 avec le génie militaire et les équipes de Défense des forêts contre l’incendie. À ce stade, 103 kilomètres ont été aménagés. Ces bandes dégagées ou élargies doivent créer des verrous, priver les flammes d’une partie de leur combustible et offrir des lignes d’appui aux véhicules d’intervention.
La longueur de ces ouvrages donne la mesure du travail encore nécessaire autour d’un périmètre immense. Les équipes doivent consolider les secteurs fragiles, surveiller les points chauds et maintenir des accès praticables. Les communiqués de la préfecture de la Gironde restent la référence pour suivre les évacuations, les retours et les restrictions.

93 sapeurs-pompiers blessés depuis le début de la crise
Le bilan humain continue de s’alourdir parmi les secours : 93 sapeurs-pompiers ont été blessés depuis le début des opérations. Ce chiffre témoigne de la violence du feu et de l’épuisement accumulé après plusieurs jours d’engagement, entre chaleur intense, fumées, chutes d’arbres et terrains difficiles.
L’absence de progression pendant la nuit constitue une amélioration importante, mais pas la fin de la crise. Les habitants évacués ne doivent pas tenter de franchir les barrages ou de regagner leur logement sans autorisation. La journée de mardi sera déterminante pour empêcher les reprises de dépasser les coupures tactiques et rapprocher progressivement l’incendie du stade de feu fixé.
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