L’économie de Nouvelle-Aquitaine a ralenti en juillet 2026. La canicule et les incendies ont pesé sur l’industrie, les services marchands et le bâtiment, selon l’enquête de conjoncture publiée le 14 août par la Banque de France. La région affiche une dynamique moins favorable que le reste du pays, même si les chefs d’entreprise interrogés anticipent un rebond dès le mois d’août.

Une conjoncture moins favorable qu’au niveau national
Le contraste est marqué. À l’échelle française, l’activité a continué de progresser modérément dans l’industrie et les services marchands en juillet, tandis que le bâtiment résistait globalement. En Nouvelle-Aquitaine, les trois secteurs étudiés ont au contraire été orientés à la baisse.
Les entreprises ont dû composer avec des températures exceptionnellement élevées, les conséquences des feux en Gironde et dans les Landes et des perturbations logistiques. Ces événements ont affecté la production, l’organisation du travail, les déplacements et le comportement des consommateurs.
Les analyses régionales et les publications économiques peuvent être consultées auprès de la Banque de France sur l’activité économique régionale.
L’industrie soutenue par l’aéronautique et la défense
La situation varie fortement selon les filières. L’aéronautique, la défense, le spatial et l’électronique restent dynamiques et apportent un soutien important à l’industrie régionale. Cette résistance ne suffit toutefois pas à compenser le recul enregistré par les sites exposés aux incendies ou aux épisodes de chaleur intense.
Plusieurs industriels signalent également des tensions persistantes sur leurs approvisionnements. La hausse du prix des matières premières ajoute une contrainte supplémentaire, même si la trésorerie des entreprises industrielles demeure globalement proche de son niveau habituel à l’échelle nationale.

Tourisme, logistique et intérim affectés
Dans les services marchands, la canicule a modifié les habitudes de consommation et l’organisation des équipes. Les incendies ont perturbé les livraisons, les flux touristiques et l’accès à certaines plateformes logistiques. Le recours à l’intérim a lui aussi diminué, participant au recul des services marchands.
Ces effets sont particulièrement sensibles dans les territoires dépendants du tourisme estival ou traversés par des axes de transport temporairement contraints. Les entreprises doivent alors absorber simultanément une baisse de fréquentation, des retards d’approvisionnement et des coûts supplémentaires liés à l’adaptation de leur activité.
Des chantiers reportés dans le bâtiment
Le bâtiment a également été pénalisé. Les fortes températures ont entraîné une baisse de productivité et des reports de chantiers dans l’ensemble des corps de métier. À ces contraintes climatiques s’ajoutent une demande hésitante et des difficultés à renouveler les carnets de commandes.
La concurrence sur les prix reste forte, notamment dans le gros œuvre. Les entreprises doivent donc concilier sécurité des salariés, adaptation des horaires, maîtrise des coûts et maintien des délais. Les ressources d’accompagnement économique sont accessibles sur le site de la CCI Nouvelle-Aquitaine.

Un rebond attendu dès le mois d’août
Les perspectives sont néanmoins plus encourageantes. Malgré la période des congés estivaux, les dirigeants néo-aquitains interrogés prévoient une progression de l’activité plus soutenue qu’habituellement en août, dans l’industrie comme dans les services et le bâtiment.
Ce scénario reste soumis aux conditions climatiques, à l’évolution des incendies et à la situation internationale. La Banque de France estime parallèlement que le PIB national pourrait progresser de 0,2 % au troisième trimestre 2026. Pour les entreprises régionales, la capacité à rattraper les retards de juillet sera donc déterminante pour confirmer ce rebond économique attendu.
À lire aussi : Les prévisions météo du mardi 18 août à Bordeaux




