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Dengue et chikungunya : plusieurs foyers surveillés en Gironde

La vigilance reste de mise face au moustique tigre en Gironde. Depuis le 1er mai 2026, la Nouvelle-Aquitaine a recensé plusieurs dizaines de cas de dengue et de chikungunya, importés ou contractés localement. Trois épisodes de transmission autochtone du chikungunya ont notamment été identifiés dans le département, à Saint-Médard-en-Jalles, Prignac-et-Marcamps et Talence. Voici ce que ces chiffres signifient et les gestes utiles à adopter.

Trois foyers de chikungunya identifiés en Gironde

Au 18 août, les autorités sanitaires comptabilisaient trois épisodes de transmission locale du chikungunya en Gironde. Un cas avait été identifié à Saint-Médard-en-Jalles, dix-huit à Prignac-et-Marcamps et un autre à Talence, lié au foyer de Prignac-et-Marcamps. Les investigations et les opérations de prévention se poursuivaient autour de ces situations afin de repérer d’éventuels malades supplémentaires et de réduire la présence du moustique vecteur.

Le moustique tigre, reconnaissable à ses rayures blanches et noires, peut transmettre la dengue ou le chikungunya après avoir piqué une personne infectée.

Ces cas sont dits autochtones lorsque les personnes ont été contaminées en métropole sans avoir voyagé récemment dans une zone où le virus circule. Cette notion est essentielle : elle indique qu’un moustique présent localement a pu piquer une personne infectée, puis transmettre le virus à une autre. Le bulletin régional détaillant les foyers et les communes concernées permet de suivre précisément la situation.

Cas importés et cas locaux : quelle différence ?

Entre le 1er mai et le 18 août, 18 cas importés de chikungunya et 28 cas importés de dengue avaient été signalés dans l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine. La plupart concernaient des voyageurs revenant d’Outre-mer. Un cas importé ne signifie donc pas que la contamination s’est produite en Gironde. Il exige néanmoins une surveillance rapide, car un moustique tigre local peut ensuite transmettre le virus à d’autres habitants.

Le bilan régional faisait également état d’un épisode autochtone de dengue en Dordogne. À ce stade, les données doivent être lues sans dramatisation, mais sans relâcher l’attention. Le moustique tigre est actif pendant la belle saison, pique principalement dans la journée et se développe près des habitations, parfois dans de très petits volumes d’eau.

Vider régulièrement les soucoupes, seaux, jeux d’enfants et récupérateurs mal fermés limite les lieux de ponte autour des maisons et des balcons.

Les symptômes qui doivent pousser à consulter

La dengue comme le chikungunya peuvent provoquer une fièvre brutale, des maux de tête et des douleurs musculaires ou articulaires. Une éruption cutanée, des nausées ou une conjonctivite peuvent aussi apparaître. Pour le chikungunya, les douleurs articulaires sont parfois intenses et peuvent persister. En présence de signes évocateurs, notamment après un voyage, il faut contacter rapidement un médecin et préciser le lieu ainsi que les dates du séjour.

L’automédication demande de la prudence. En cas de suspicion de dengue, l’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont déconseillés en raison du risque hémorragique. Les formes sont souvent sans complication, mais certains tableaux peuvent être sévères. Un avis médical reste indispensable pour orienter le diagnostic et le traitement. La page officielle consacrée aux symptômes, à la prévention et à la prise en charge de la dengue rappelle les recommandations à suivre.

Des gestes simples autour de chaque logement

La mesure la plus efficace consiste à supprimer les eaux stagnantes : vider les soucoupes, couvrir les récupérateurs, nettoyer les gouttières et ranger les contenants exposés à la pluie. Pour éviter les piqûres, vêtements couvrants, moustiquaires et répulsifs adaptés restent utiles, en respectant les précautions propres aux enfants et aux femmes enceintes.

Une personne malade ou revenant d’une zone à risque doit continuer à se protéger des piqûres pendant plusieurs semaines. Ce réflexe évite qu’un moustique local ne prélève le virus et ne le transmette ensuite dans le voisinage. En Gironde, la mobilisation repose donc autant sur la surveillance sanitaire que sur les habitudes quotidiennes de chacun.

Vêtements couvrants, moustiquaires et répulsifs adaptés complètent la suppression des eaux stagnantes, particulièrement lorsqu’un cas est signalé dans le voisinage.

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