Le rugby français a vécu un moment historique ce dimanche à Bordeaux. Portée par près de 20 000 supporters réunis au stade Atlantique, l’équipe de France masculine de rugby à 7 a remporté la dernière étape de la saison du circuit mondial en s’imposant face à la Nouvelle-Zélande en finale (14-5).


Une victoire de prestige pour les hommes de Benoît Baby, qui décrochent leur première médaille d’or de la saison au meilleur moment possible, devant leur public. Cette consécration vient récompenser un parcours remarquable réalisé tout au long du week-end par une équipe de France que peu d’observateurs attendaient à pareille fête.
Pour les Bleus, cette victoire possède une saveur particulière puisqu’il s’agissait de leur première finale à domicile sur le circuit mondial depuis plus de vingt ans.
Une ambiance exceptionnelle à Bordeaux
Avant même le coup d’envoi, l’émotion était palpable dans les tribunes. La Marseillaise reprise par des milliers de supporters a donné le ton d’une finale placée sous le signe de la passion.
Face à eux se dressait l’une des références mondiales du rugby à 7 : la Nouvelle-Zélande. Les All Blacks avaient déjà battu les Français lors du premier match du tournoi et semblaient partir avec un léger avantage psychologique.
Mais les Tricolores ont rapidement démontré qu’ils étaient prêts à écrire leur propre histoire.
Rebbadj lance les Bleus
L’entame de rencontre a été idéale pour les Français. Très agressifs dans les duels et parfaitement organisés défensivement, ils ont rapidement été récompensés de leurs efforts.
C’est Rayan Rebbadj qui a fait exploser le stade en inscrivant le premier essai de la finale. Grâce à cette réalisation, les Bleus prenaient les commandes du match et mettaient immédiatement la pression sur les Néo-Zélandais. Portés par l’enthousiasme du public bordelais, les Français semblaient alors maîtriser leur sujet.
Un carton jaune qui relance tout


La rencontre a toutefois changé de physionomie lorsque Célian Pouzelgues a été sanctionné d’un carton jaune.
À sept contre six, la Nouvelle-Zélande a immédiatement profité de son avantage numérique pour revenir dans la partie. Jayden Keelan a trouvé la faille et permis aux siens de réduire l’écart.
À la pause, la France ne menait plus que 7 à 5 dans une finale particulièrement fermée où chaque erreur pouvait s’avérer décisive. Les deux équipes se rendaient coup pour coup dans un duel physique et intense.
La délivrance en seconde période
Au retour des vestiaires, les Bleus ont progressivement pris le contrôle des débats. Plus entreprenants, ils ont multiplié les offensives et mis la défense néo-zélandaise sous pression.
Un premier essai français a bien été refusé pour un en-avant, mais les Tricolores n’ont jamais baissé de rythme.
La tension est montée d’un cran lorsque la Nouvelle-Zélande a également écopé d’un carton jaune. Les Français ont alors accentué leur domination et se sont installés dans le camp adverse. À quelques mètres de la ligne, poussés par un public entièrement acquis à leur cause, les joueurs de Benoît Baby ont fini par trouver l’ouverture.
Célian Pouzelgues, malheureux quelques minutes plus tôt, est devenu le héros de cette finale en inscrivant l’essai de la délivrance. Avec cette réalisation, la France prenait définitivement le large.
Bordeaux offre un sacre mémorable aux Bleus
Les dernières minutes ont été parfaitement maîtrisées par les Tricolores. Solides défensivement et disciplinés, ils ont résisté aux dernières offensives néo-zélandaises jusqu’au coup de sifflet final.
La victoire 14 à 5 a alors déclenché une immense explosion de joie dans les tribunes du stade Atlantique. Ce succès permet aux Bleus de conclure leur saison sur une note exceptionnelle et de retrouver les sommets du rugby mondial à 7.
À Bordeaux, devant leur public, les Français ont démontré qu’ils faisaient toujours partie des meilleures nations de la discipline. Une médaille d’or acquise au terme d’une finale intense, spectaculaire et riche en émotions qui restera longtemps dans les mémoires des supporters tricolores.
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