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Bassin d’Arcachon : l’Assemblée vote les contrôles d’alcool et de stupéfiants en mer

Un an après la mort du petit Benjamin sur le bassin d’Arcachon, l’Assemblée nationale a adopté un amendement qui autorise les contrôles d’alcoolémie et de stupéfiants en mer. Le texte vise les plaisanciers comme les professionnels, dans un contexte où la fréquentation nautique augmente fortement en Gironde. Il ne s’agit pas encore d’une entrée en vigueur définitive, car le parcours parlementaire doit se poursuivre. Mais cette avancée marque un tournant attendu par la famille de l’enfant et par plusieurs acteurs de la sécurité maritime.

Sur le bassin d’Arcachon, la sécurité en mer revient au centre du débat après un drame familial.

Un amendement adopté après un drame sur le bassin

Le sujet touche directement le bassin d’Arcachon. Le 21 mai 2025, Benjamin, 8 ans, est mort après avoir été percuté par un bateau alors qu’il se trouvait sur un Optimist dans le cadre d’une activité extrascolaire. Le conducteur du bateau de pêche avait été contrôlé positif au cannabis et à la cocaïne, avec une vitesse excessive signalée dans l’enquête.

Depuis ce drame, la famille du jeune garçon et la députée du bassin d’Arcachon Sophie Panonacle poussent pour combler un vide juridique. L’amendement adopté par l’Assemblée nationale doit permettre aux forces de l’ordre d’effectuer des contrôles d’alcoolémie et de stupéfiants en mer, aussi bien auprès des plaisanciers que des professionnels.

Pourquoi la mesure est importante en Gironde

Sur le bassin, les usages se multiplient : bateaux à moteur, voiliers, kayaks, canoës, scooters des mers, pêche professionnelle ou loisirs nautiques. Cette cohabitation demande déjà de la vigilance. Ajouter des conducteurs sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants augmente fortement le risque d’accident, surtout dans des zones très fréquentées l’été.

Les règles de navigation de plaisance sont rappelées par le portail officiel Service-public.fr, notamment sur le permis bateau et les obligations des conducteurs. Pour les consignes de sécurité en mer, les informations de la Préfecture maritime de l’Atlantique restent aussi une référence utile pour les usagers de la façade atlantique.

La mesure concerne autant les plaisanciers que les professionnels amenés à naviguer sur le littoral girondin.

Des sanctions lourdes prévues par le texte

L’amendement s’inscrit dans la loi RIPOST, consacrée aux réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public. Le texte prévoit jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 9 000 euros d’amende pour une navigation sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants. En cas de cumul des deux substances, la peine pourrait monter à cinq ans de prison et 15 000 euros d’amende.

Cette adoption par l’Assemblée ne signifie toutefois pas que tout est terminé. Le texte doit encore suivre son parcours législatif, avec un passage au Sénat et, le cas échéant, une commission mixte paritaire avant une validation définitive. Les débats parlementaires peuvent être suivis sur le site de l’Assemblée nationale.

Vers un homicide maritime ?

Pour la famille de Benjamin, ce vote constitue une étape, mais pas la fin du combat. Une autre demande est désormais mise en avant : la création d’un homicide maritime, sur le modèle de l’homicide routier. L’idée serait de mieux qualifier les drames provoqués en mer par des comportements dangereux.

Le vote relance la question des responsabilités en mer et de la prévention des comportements dangereux.

Dans une région où la mer fait partie du quotidien, cette évolution parle à tous les usagers. Sur le bassin d’Arcachon comme sur le reste du littoral girondin, la sécurité maritime ne repose pas seulement sur le matériel ou la météo : elle dépend aussi du comportement de ceux qui prennent la barre.

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