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Couvre-feu à Bordeaux : les mineurs non accompagnés concernés de 22 h à 7 h jusqu’au 26 octobre

À Bordeaux, les mineurs non accompagnés d’un représentant légal seront soumis à un couvre-feu de 22 h à 7 h à partir du mardi 20 octobre 2026. La mesure annoncée lundi par la préfecture doit courir jusqu’au lundi 26 octobre au matin. Elle concerne toute la commune, même si plusieurs secteurs commerçants du centre-ville sont expressément cités après les violences et pillages du 17 octobre.

Un couvre-feu de 22 h à 7 h dans toute la commune

Le point essentiel tient au périmètre. Le communiqué de la préfète Sophie Brocas ne limite pas le couvre-feu des mineurs à Bordeaux à la rue Sainte-Catherine. Il indique que l’arrêté s’applique sur la commune de Bordeaux aux mineurs qui circulent sans être accompagnés d’un représentant légal, chaque nuit de 22 heures à 7 heures. Le dispositif commence mardi soir et doit prendre fin lundi 26 octobre au matin.

La préfecture nomme néanmoins les secteurs qu’elle estime particulièrement touchés par les dégradations du samedi 17 octobre : rue Sainte-Catherine, rue de la Porte-Dijeaux, cours de l’Intendance, promenade Sainte-Catherine, place Saint-Projet et place du Général-Sarrail. Ces lieux sont mis en avant pour expliquer la décision, pas pour réduire à eux seuls le champ géographique de la mesure.

Communiqué de la préfète de la Gironde sur le couvre-feu des mineurs à Bordeaux
Le communiqué du 19 octobre fixe un couvre-feu nocturne pour les mineurs non accompagnés et cite plusieurs secteurs commerçants touchés le 17 octobre.

Une décision prise après les pillages du 17 octobre

La décision fait suite aux violences commises en marge des manifestations de samedi. Dans son communiqué, la préfecture évoque des magasins pillés ou saccagés dans le centre-ville, puis annonce un bilan de près de 120 interpellations réalisées samedi et pendant la nuit de samedi à dimanche. Il s’agit du chiffre communiqué par l’État à cette date, et non d’un bilan judiciaire définitif.

Le document indique également que 400 policiers et gendarmes, deux engins lanceurs d’eau et deux véhicules blindés de la gendarmerie ont été engagés face aux violences. La préfète dit soutenir les commerçants touchés, leurs salariés et les habitants du centre-ville. La mesure nocturne est présentée comme un moyen de prévenir de nouveaux débordements ; elle ne change pas le fait que manifester demeure un droit.

Ce couvre-feu a été décidé, précise la préfecture, après des échanges avec le maire Thomas Cazenave, la chambre de commerce et d’industrie et la chambre de métiers et de l’artisanat. La distinction importe : le communiqué attribue l’arrêté à la préfète, tout en décrivant une concertation avec les représentants de la ville et des activités économiques.

La préfecture fait état de près de 120 interpellations sur la journée et la nuit du 17 octobre, un chiffre présenté comme son bilan du moment.

Ce que les familles doivent encore vérifier

Le texte transmis fixe les dates, les heures, le public visé et la portée communale. En revanche, il ne détaille pas d’éventuelles dérogations, les justificatifs admis ou les modalités précises d’un contrôle. Il serait donc imprudent de déduire de ce seul communiqué qu’un accompagnement par n’importe quel adulte suffirait : la formule employée est bien « représentant légal ».

Pour connaître la rédaction exacte de la décision et ses éventuelles exceptions, les familles devront se reporter à l’arrêté préfectoral dès sa mise à disposition. Le recueil des actes administratifs d’octobre 2026 constitue le point de consultation officiel des décisions publiées dans le département. Le communiqué, à lui seul, ne permet pas d’ajouter d’autres restrictions ou sanctions.

Un rendez-vous mardi avec les commerçants

La préfecture annonce aussi une réunion de travail mardi en mairie de Bordeaux avec les commerçants et leurs représentants. L’État doit y participer. Cette rencontre est présentée comme un premier temps d’état des lieux et de discussion sur les réponses à apporter après les dégâts. Aucune aide chiffrée ni calendrier d’indemnisation ne figure dans le communiqué du 19 octobre.

Les forces de l’ordre resteront mobilisées dans le centre-ville, ajoute la préfecture. Pour les familles bordelaises, le repère immédiat est simple : à compter du 20 octobre au soir, la présence d’un mineur dehors entre 22 h et 7 h est concernée par la mesure s’il n’est pas accompagné de son représentant légal. Le texte de l’arrêté devra être consulté pour toute situation particulière.

Une réunion en mairie est annoncée pour le mardi 20 octobre avec les représentants des commerces, en présence des services de l’État.

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