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Emploi en Nouvelle-Aquitaine : le chômage remonte au deuxième trimestre, la Gironde à 8 %

Le taux de chômage atteint 7,5 % en Nouvelle-Aquitaine au deuxième trimestre 2026, soit 0,2 point de plus qu’au trimestre précédent. En Gironde, il s’établit à 8 %. Le nouveau bilan de la DREETS, publié le 5 octobre, montre aussi un recul de l’emploi salarié marchand et une hausse du nombre d’inscrits à France Travail. Ces indicateurs décrivent un marché du travail moins favorable, sans effacer les différences entre les départements.

Le chômage remonte dans la région et en Gironde

Le chiffre régional résume la tendance : 7,5 % de chômage au deuxième trimestre, avec une progression de 0,2 point en trois mois. La Gironde affiche 8 %, elle aussi en hausse de 0,2 point. Ces taux mesurent une part de la population active selon une définition statistique ; ils ne se confondent pas avec le nombre de personnes inscrites à France Travail. Les comparer comme s’ils désignaient la même réalité donnerait une image fausse de l’évolution.

Dans le bilan régional du deuxième trimestre, la DREETS dénombre 502 730 inscrits en catégories A, B et C, soit 2,1 % de plus sur un an. Ces catégories regroupent des situations différentes, notamment des personnes sans emploi et d’autres ayant exercé une activité réduite. La hausse mérite donc d’être lue avec sa définition, sans être ramenée automatiquement à un seul niveau de chômage.

Le bilan de la DREETS situe le chômage à 7,5 % en Nouvelle-Aquitaine et à 8 % en Gironde au deuxième trimestre 2026.

L’emploi salarié marchand recule légèrement

La région compte 1 422 469 salariés dans le secteur marchand. Leur nombre diminue de 0,3 % par rapport au trimestre précédent, selon le document officiel. Ce recul est modéré en proportion, mais il porte sur un effectif important. Il ne signifie pas que tous les secteurs ou tous les territoires perdent des emplois au même rythme. La construction, l’industrie et les services suivent des trajectoires distinctes, que le total régional ne suffit pas à résumer.

Le portrait statistique de la Gironde fait état de 465 690 salariés marchands, avec une baisse trimestrielle de 0,2 %. Le département pèse lourd dans l’économie régionale, mais sa variation n’est pas identique à la moyenne de Nouvelle-Aquitaine. Cette nuance évite de plaquer sur Bordeaux et ses alentours une conclusion tirée uniquement du chiffre régional.

L’emploi salarié marchand diminue de 0,3 % dans la région et de 0,2 % en Gironde, selon les documents officiels.

Les créations d’entreprises progressent malgré le ralentissement

Le tableau ne se limite pas aux pertes d’élan sur le marché du travail. La DREETS recense 25 331 créations d’entreprises en Nouvelle-Aquitaine au deuxième trimestre, en progression annuelle de 6,5 %. En Gironde, le bilan fait apparaître 9 453 créations, soit 8 % de plus sur un an. Ces chiffres mesurent des immatriculations, pas des emplois immédiatement créés ni la solidité future de chaque activité. Ils montrent néanmoins que les projets entrepreneuriaux continuent d’apparaître dans une conjoncture moins favorable à l’embauche.

La lecture du deuxième trimestre impose donc deux idées à la fois. Le chômage progresse et l’emploi marchand se contracte légèrement ; dans le même temps, la création d’entreprises avance. Un seul indicateur ne peut pas raconter la situation économique de toute la région. Pour les habitants, les candidats à l’emploi et les entreprises, ce nouveau bilan sert surtout à repérer où se situe le changement et à mesurer si la tendance se confirme dans les prochains trimestres.

La hausse des créations d’entreprises n’efface pas la remontée du chômage ; les deux indicateurs décrivent des phénomènes différents au deuxième trimestre.

La photographie reste partielle par nature. Un taux trimestriel peut évoluer avec les entrées et sorties du marché du travail, tandis qu’un effectif salarié mesure des postes à une date donnée. Les inscriptions administratives obéissent encore à une autre logique. C’est pourquoi le rapprochement des chiffres doit rester prudent, surtout lorsque les écarts sont de quelques dixièmes de point. La DREETS fournit un même cadre de mesure pour la région et les départements ; cette cohérence permet de comparer les tendances, sans prétendre résumer la situation personnelle de chaque demandeur d’emploi. Elle invite également à surveiller la suite plutôt qu’à conclure sur une seule publication.

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