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Girondins de Bordeaux : pourquoi la réponse du CNOSF se fait attendre

Les supporters des Girondins de Bordeaux attendent toujours. Plus de trois semaines après l’annonce de la saisine du Comité national olympique et sportif français, aucune proposition de conciliation n’a encore été rendue publique. Une attente forcément pesante alors que l’avenir sportif du club demeure suspendu à une procédure décisive.

Le 22 juillet 2026, le FC Girondins de Bordeaux a officiellement annoncé avoir saisi le CNOSF. Cette démarche faisait suite à la décision de la commission d’appel de la Direction nationale du contrôle de gestion, qui avait confirmé l’exclusion du club des compétitions nationales. Le club a détaillé sa démarche dans un communiqué officiel publié sur son site.

Les supporters bordelais restent dans l’attente d’une issue favorable, alors que l’avenir sportif du club se joue désormais loin des terrains. –

Un délai encadré par la procédure

À première vue, le silence du CNOSF peut sembler particulièrement long. Pourtant, le calendrier observé reste compatible avec les règles de la conciliation sportive. Selon le Code du sport, le conciliateur dispose en principe d’un mois après la saisine pour entendre les parties et formuler des mesures de conciliation. Ce calendrier est précisé par l’article R141-7 du Code du sport sur Légifrance.

La saisine ayant été annoncée le 22 juillet, le délai théorique peut donc courir jusqu’à la seconde moitié du mois d’août. Le CNOSF doit d’abord vérifier la recevabilité du dossier, désigner un conciliateur, convoquer les différentes parties et organiser une procédure contradictoire. Le club, la Fédération française de football et les instances concernées doivent pouvoir exposer leurs arguments et transmettre leurs pièces.

Cette étape ne correspond pas à un nouveau jugement comparable à celui d’un tribunal. Le conciliateur cherche une solution susceptible de rapprocher les positions. À défaut d’accord pendant l’audience, il formule une proposition. Celle-ci est présumée acceptée, mais chaque partie peut encore s’y opposer dans le délai prévu par les textes.

Le CNOSF doit examiner les arguments du club et des instances avant de proposer une conciliation, dans un calendrier strictement encadré. – Crédit : FCGB

Une course contre la montre pour Bordeaux

Si la procédure suit son cours normal, le calendrier sportif rend néanmoins chaque journée importante. Les Girondins doivent obtenir rapidement de la visibilité pour organiser leur saison, stabiliser leur effectif et préserver leur projet. L’incertitude concerne aussi les salariés, les partenaires et les supporters, déjà éprouvés par plusieurs années de difficultés financières et administratives.

Dans son communiqué, le club indiquait s’être « pleinement mobilisé » pour assurer la continuité de son projet et de ses activités. Il faisait également référence aux démarches engagées auprès des différentes parties prenantes et dans le cadre des procédures suivies devant le tribunal de commerce.

L’intervention du CNOSF ne garantit cependant pas une réintégration dans une compétition nationale. La proposition du conciliateur peut recommander le maintien de la décision, suggérer sa modification ou encourager une nouvelle analyse du dossier. La réaction de la Fédération et des autres parties sera donc aussi déterminante que le contenu de la proposition.

Pas encore de décision, mais un délai bientôt atteint

À ce stade, l’absence d’annonce ne signifie donc ni que le recours a échoué ni que le dossier est bloqué. Elle montre surtout que la procédure suit un calendrier juridique qui ne correspond pas toujours à l’urgence du football et à l’impatience légitime des supporters.

Le club doit continuer à préparer son avenir malgré l’incertitude, dans l’attente d’une proposition susceptible de modifier son destin sportif. – Crédit : FCGB

La période décisive se rapproche toutefois. Si le calendrier réglementaire est respecté, une proposition de conciliation devrait intervenir autour de la fin du délai d’un mois suivant la saisine. Les Girondins sauront alors si une porte reste ouverte pour leur avenir dans les compétitions nationales ou si une nouvelle étape juridique doit être envisagée.

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