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Octobre rose : le dépistage du cancer du sein reste inégal en Nouvelle-Aquitaine

En Nouvelle-Aquitaine, moins d’une femme sur deux concernée a participé au dépistage organisé du cancer du sein en 2024-2025. Le taux régional atteint 49,1 %, contre 45,7 % au niveau national, mais cette moyenne masque des écarts importants : 55,7 % dans les Landes, 49,4 % en Gironde et 44,2 % en Charente-Maritime. En plein Octobre rose, ces données montrent que l’enjeu ne se limite pas à sensibiliser. Il faut aussi comprendre pourquoi l’accès au programme varie selon les territoires.

La Gironde juste au-dessus de la moyenne régionale

Le dernier bilan de Santé publique France sur le dépistage organisé compte 524 166 participantes en Nouvelle-Aquitaine sur une population cible de 1 069 792 femmes pour la période 2024-2025. Dans la région, le taux brut s’établit à 49,1 %. En Gironde, 130 290 femmes ont effectué l’examen dans ce cadre, sur 264 285 femmes ciblées : le taux atteint 49,4 %.

En 2024-2025, la participation au dépistage organisé du cancer du sein atteint 49,1 % en Nouvelle-Aquitaine, contre 45,7 % au niveau national.

La comparaison départementale révèle un écart de 11,5 points entre les Landes, à 55,7 %, et la Charente-Maritime, à 44,2 %. Elle rappelle qu’un résultat régional peut cacher des situations locales très différentes. La Gironde n’est pas dans le bas du classement, mais près de la moitié de la population cible n’apparaît pas dans les chiffres du programme organisé.

Ces taux ne signifient pas que toutes les femmes absentes du programme n’ont passé aucune mammographie. Certaines sont suivies en dehors du dispositif national, notamment dans le cadre d’un dépistage individuel. Santé publique France souligne aussi que la réorganisation des invitations depuis 2024 peut compliquer l’analyse des évolutions récentes. Les données mesurent donc la participation au programme organisé, pas l’ensemble des examens réalisés.

Un examen proposé tous les deux ans entre 50 et 74 ans

Le programme s’adresse aux femmes de 50 à 74 ans sans symptôme et sans facteur de risque particulier autre que l’âge. L’invitation est envoyée tous les deux ans. Le rendez-vous comprend un examen clinique des seins et une mammographie chez un radiologue agréé. L’examen est pris en charge à 100 %, sans avance de frais, dans les conditions du dispositif.

La fiche de l’Assurance Maladie sur le dépistage organisé rappelle une particularité importante : une mammographie jugée normale lors de la première lecture fait l’objet d’une seconde lecture. Cette procédure distingue le programme organisé d’un examen pratiqué hors de ce cadre. En présence de symptômes ou d’un risque particulier, le parcours médical peut être différent et doit être discuté avec un professionnel de santé.

À l’échelle nationale, la participation standardisée s’établit à 45,7 % en 2024-2025. Elle était de 46,6 % en 2022-2023. La Nouvelle-Aquitaine fait partie des régions où la baisse observée dans une grande partie du pays ne se retrouve pas. Cela n’efface pas les écarts internes à la région, ni les difficultés d’accès à la mammographie signalées par des acteurs locaux.

La Gironde affiche un taux de 49,4 %, tandis que les Landes atteignent 55,7 % et la Charente-Maritime 44,2 %.

Ce que les chiffres disent et ce qu’ils ne disent pas

Le taux de participation décrit une démarche de prévention à l’échelle d’une population, pas la situation médicale d’une personne. Il ne permet pas, à lui seul, d’expliquer pourquoi une femme n’a pas participé : absence d’invitation, délai de rendez-vous, suivi individuel, choix personnel ou autres obstacles ne se lisent pas dans le pourcentage.

Octobre rose donne à ces chiffres une visibilité particulière. Mais la question se pose toute l’année : comment rendre le dépistage effectivement accessible dans chaque département ? Les résultats publiés invitent à regarder les conditions concrètes d’accès aux examens, et pas seulement le nombre de campagnes de communication. En Gironde, le seuil des 50 % n’est toujours pas franchi. Le bilan départemental rend ces différences visibles et peut servir de point de départ à un travail local sur les délais, les invitations et l’information.

Le programme organisé propose une mammographie tous les deux ans aux femmes de 50 à 74 ans sans symptôme ni risque particulier.

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