ActuNews

Reprise de Baillardran : quatre candidats en lice

Placée en redressement judiciaire le 22 avril, l’emblématique maison de cannelés bordelaise a vu quatre candidats présenter leur offre devant le tribunal de commerce ce 1er juillet. Le jugement a été mis en délibéré. La marque Baillardran survivra, mais la restructuration est inévitable.

Quatre candidats pour reprendre un fleuron bordelais

Depuis le placement en redressement judiciaire de Will Distribution, la holding de Baillardran, une dizaine de candidats s’étaient initialement manifestés. Ils ne sont plus que quatre à prétendre reprendre l’affaire créée il y a près de 40 ans par Philippe Baillardran. Lors de l’audience du 1er juillet, chaque offre a été présentée à huis clos devant la chambre du conseil — secret des affaires oblige. Le tribunal a mis son jugement en délibéré. Parmi les prétendants, des acteurs du monde de la pâtisserie et de l’agroalimentaire, mais aussi des investisseurs locaux et nationaux attachés à l’histoire de la maison.

Une dizaine de candidats au départ, quatre restants : le tribunal a mis son jugement en délibéré. ©Les Echos

La marque survivra, mais au prix d’une restructuration

Sur un point, tous les candidats s’accordent : la marque Baillardran doit continuer à vivre. L’enseigne est unanimement reconnue comme un patrimoine à préserver, doté d’un immense potentiel de développement, y compris à l’échelle nationale et internationale. L’objectif affiché est de retrouver un positionnement premium dans un marché devenu plus concurrentiel, tout en s’inscrivant dans une nouvelle dynamique de consommation. Mais cette reprise s’accompagnera inévitablement d’une réduction du nombre de points de vente et d’une diminution de la masse salariale, l’entreprise compte encore 90 salariés à ce jour.

Tous les candidats veulent préserver la marque, mais une réduction des boutiques et emplois est actée. ©20 Minutes

Philippe Baillardran a déjà tourné la page

À 71 ans, le fondateur assure avoir pris sa décision de céder l’entreprise dès 2023, bien avant le redressement judiciaire. Sa priorité reste le maintien de l’emploi et de la marque. La décision du tribunal est désormais attendue avec impatience par les 90 salariés encore en poste, dont l’avenir professionnel dépend du repreneur qui sera désigné.

À lire aussi : En Gironde, la CPME devient Entrepreneurs33

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page