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Gironde : une semaine pour apprendre à faire face aux risques du 12 au 18 octobre

La Semaine de la résilience revient en Gironde du 12 au 18 octobre 2026. Derrière ce terme parfois abstrait, le Département propose des rencontres sur les canicules, l’alimentation, les risques naturels et l’adaptation du territoire. La programmation se déploie de Bordeaux à Blaye, Mérignac, Coutras ou Sainte-Foy-la-Grande. Elle s’adresse aux habitants autant qu’aux professionnels : comprendre une menace, puis discuter des réponses possibles avant qu’une crise ne survienne.

L’alimentation au centre de cette édition

Le fil rouge de 2026 est l’alimentation. Le choix ne se limite pas à la consommation individuelle : il touche aussi la santé, la production locale, les approvisionnements et la capacité d’un territoire à répondre à une perturbation. Le programme associe ainsi débats et formats plus concrets, dont un marché de producteurs locaux le mardi 13 octobre dans le hall de l’Immeuble Gironde, à Bordeaux.

Un jeu collaboratif sur l’agroalimentaire local, baptisé « Miam’tropole », figure également parmi les rendez-vous du lundi. Le mercredi, une visite d’exploitation est annoncée dans le Blayais. Du champ à la distribution, les échanges porteront sur la capacité de la Gironde à maintenir son approvisionnement lorsque les conditions changent.

Du 12 au 18 octobre, la Semaine de la résilience ouvre en Gironde des échanges sur les risques climatiques et la réponse collective.

Ce fil conducteur rejoint un travail plus ancien du Département. Son diagnostic de 2022 avait identifié les besoins essentiels à préserver en période de tension : boire, manger, se soigner, se loger et se déplacer, entre autres. Cette semaine met l’un de ces besoins, se nourrir, à hauteur de discussion publique plutôt que de le cantonner à une question technique.

Mettre les scénarios climatiques en discussion

Le lundi 12 octobre, une projection-débat sur une super-canicule fictive ouvrira la réflexion à l’amphithéâtre Badinter, à Bordeaux, de 10 h à 12 h. Le projet imagine les conséquences d’un épisode extrême et les décisions qui pourraient en découler. Il ne s’agit pas d’une prévision pour 2028, mais d’un scénario construit pour provoquer un débat public sur l’anticipation.

Le formulaire de la projection-débat précise que le film prend la forme d’un journal télévisé fictif, réalisé avec l’appui d’experts scientifiques. La discussion annoncée après la séance doit relier cette fiction à des questions bien réelles : santé, nourriture, nature en ville et comportements face à la chaleur.

Des rendez-vous hors de Bordeaux

Blaye, Pauillac et Coutras figurent aussi au programme. Un dispositif de sensibilisation est prévu au collège de Blaye ; des ateliers sur les risques doivent se tenir à Pauillac ; Coutras accueille des interventions et visites de terrain. Cette dispersion géographique correspond à la réalité girondine : les mêmes dangers ne se présentent pas partout de la même manière, et les réponses se construisent aussi à l’échelle locale.

À Bordeaux, une super-canicule fictive servira de scénario pour interroger les décisions à prendre face à des épisodes de chaleur extrême.

À Mérignac, le mardi 13 octobre à 18 h 30, la médiathèque accueillera une conférence consacrée à l’adaptation au changement climatique. La présentation de cette rencontre animée par Cécile Charasson annonce des exemples touchant les bâtiments, les villes et la végétalisation. Le public pourra échanger après l’intervention.

Une semaine pour relier prévention et vie quotidienne

Les risques naturels et technologiques figurent aux côtés de l’alimentation et du climat dans le programme départemental. Le jeudi, les Rencontres girondines de la transition écologique et l’exercice « Cit’In Crise » prolongeront cette approche. Le dimanche 18 octobre, un spectacle immersif au domaine de Certes et Graveyron clôturera la semaine en invitant les participants à réfléchir collectivement aux défis à venir.

Le Département décrit la résilience territoriale comme la capacité à anticiper une crise, à répondre aux besoins essentiels et à adapter les façons de faire. La semaine d’octobre en donne une traduction publique : des connaissances, des mises en situation et des discussions sur ce qui dépend des institutions comme des habitants. Le nombre de rendez-vous compte moins que les réponses que les participants pourront en tirer pour leur territoire.

Bordeaux, Mérignac, Blaye et Coutras figurent parmi les étapes d’une programmation qui aborde les risques à l’échelle de plusieurs territoires girondins.

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