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Université de Bordeaux : près de 400 étudiants accompagnés par Atypie-Friendly

À l’université de Bordeaux, près de 400 étudiants présentant un trouble du neurodéveloppement sont accompagnés dans le cadre d’Atypie-Friendly et du dispositif PHASE. L’établissement veut rendre les études plus accessibles à des profils souvent mal identifiés, de l’autisme aux troubles de l’attention. L’enjeu dépasse l’aménagement d’un examen : il concerne aussi l’arrivée sur le campus et la vie universitaire. Ce chiffre rend visible une partie seulement des besoins.

Un accompagnement pour des fonctionnements différents

Le chiffre de près de 400 étudiants correspond aux personnes qui se sont déclarées auprès du dispositif d’accompagnement de l’université. Il ne représente pas l’ensemble des étudiants concernés par un trouble du neurodéveloppement. Selon l’établissement, le nombre réel pourrait être bien supérieur. Cette différence rappelle une difficulté centrale : demander une aide suppose d’identifier ses besoins, puis de savoir à qui s’adresser.

Le service PHASE reçoit les déclarations des étudiants qui demandent un accompagnement. Le chiffre de près de 400 mesure donc un recours effectif, pas la prévalence réelle des troubles dans l’établissement. L’université estime que les personnes concernées pourraient être bien plus nombreuses. Certaines ne disposent pas d’un diagnostic ; d’autres choisissent de ne pas déclarer leur situation. L’écart entre besoin et recours devient alors un sujet en soi.

Les profils couverts sont variés : autisme, trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité, dyslexie et autres troubles « dys ». Les difficultés rencontrées dans les études ne sont pas identiques d’un étudiant à l’autre. L’université cherche donc à adapter la réponse aux situations individuelles, plutôt qu’à proposer une mesure uniforme pour tous.

Près de 400 étudiants déclarés bénéficient d’un accompagnement pour des troubles du neurodéveloppement à l’université de Bordeaux sur le campus bordelais et dans les études.

Des outils pour la vie sur le campus

Le programme Atypie-Friendly comprend un guide, des visites virtuelles, un jeu pédagogique, des ateliers sur les compétences sociales et des temps d’échange. Ces outils visent des situations très concrètes : comprendre l’organisation d’un campus, trouver les bons interlocuteurs ou anticiper des moments de la vie étudiante qui peuvent devenir éprouvants.

Les difficultés peuvent apparaître avant même l’examen. Un changement de salle, des consignes implicites, le travail en groupe ou l’organisation d’un emploi du temps peuvent peser sur l’expérience universitaire. Les visites virtuelles et les guides du programme répondent à cette réalité : rendre le campus plus prévisible, donc plus facile à habiter pour des étudiants aux besoins différents.

La démarche s’inscrit dans le plan handicap de l’établissement. Une charte a été signée en février 2025, avec des partenaires dont le Centre ressources autisme Aquitaine et le centre SOUND du centre hospitalier Charles-Perrens. Cette coopération élargit le sujet au-delà de la salle de cours : les questions de repérage, d’accompagnement et de santé se croisent dans le parcours universitaire.

Guides, ateliers et visites virtuelles cherchent à réduire les obstacles rencontrés dans les études et la vie du campus au sein du dispositif Atypie-Friendly.

Le nombre d’inscriptions ne suffit pas à juger une politique d’inclusion. Elle dépend aussi de la capacité des étudiants à le connaître et à l’utiliser quand une difficulté apparaît. L’université de Bordeaux présente ses actions, tandis que le programme Atypie-Friendly explique l’approche déployée dans l’enseignement supérieur.

Le projet ne s’adresse pas seulement aux étudiants qui sollicitent le dispositif. Atypie-Friendly cherche aussi à sensibiliser les enseignants, les personnels et les autres étudiants. Une adaptation individuelle peut aider une personne ; une meilleure compréhension collective évite qu’elle doive expliquer seule, à chaque étape, pourquoi une situation ordinaire pour d’autres devient difficile.

Un webinaire est annoncé le 3 novembre, de 12 h 30 à 13 h 30, pour poursuivre cette sensibilisation. Mais l’enjeu principal se joue chaque semestre : faire en sorte qu’un étudiant puisse entrer, rester et progresser à l’université sans que son fonctionnement cognitif soit traité comme une exception invisible. Les 400 étudiants accompagnés donnent une idée de l’ampleur actuelle de cette réponse, pas de la totalité du besoin.

L’université cherche à rendre les parcours d’études plus accessibles aux étudiants concernés, au-delà des seuls aménagements d’examens pour les parcours d’études de chacun.

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