L’avenir des Girondins de Bordeaux reste suspendu aux négociations entre le club, son propriétaire Gérard Lopez et le fonds d’investissement Sparta Capital. Alors qu’un projet de reprise est actuellement à l’étude, Bordeaux Métropole a clairement indiqué qu’elle n’était pas prête à accepter certaines conditions exigées par le potentiel nouvel actionnaire. Une position qui pourrait compliquer les discussions à quelques jours d’échéances cruciales pour le club bordelais.
Sparta Capital veut prendre le contrôle des Girondins

Depuis plusieurs semaines, le fonds d’investissement britannique Sparta Capital travaille sur un projet visant à devenir l’actionnaire majoritaire des Girondins de Bordeaux. L’objectif serait de permettre au club de poursuivre sa reconstruction financière et sportive après plusieurs années particulièrement difficiles.
Relégué administrativement en National 2, le club au scapulaire cherche toujours à retrouver une stabilité économique durable afin d’envisager un retour progressif vers les divisions professionnelles.
Mais avant toute finalisation de l’opération, plusieurs sujets sensibles doivent encore être réglés avec les collectivités locales.
Le stade Atlantique au cœur des tensions
Le principal point de désaccord concerne le stade Atlantique de Bordeaux, propriété de Bordeaux Métropole. Selon plusieurs informations relayées ces derniers jours, Sparta Capital souhaiterait obtenir une nouvelle baisse du loyer du stade ainsi que des garanties supplémentaires concernant son utilisation future. Des demandes qui ont été jugées excessives par la collectivité.
Le président de Bordeaux Métropole, Thomas Cazenave, a rappelé que d’importants efforts avaient déjà été consentis ces dernières années pour accompagner les Girondins dans leur période de difficultés financières.
La collectivité estime aujourd’hui qu’elle ne peut pas aller beaucoup plus loin sans mettre en danger l’équilibre des finances publiques.
Le dossier des loyers impayés reste bloqué
Autre sujet particulièrement sensible : les loyers impayés du stade Atlantique. Bordeaux Métropole poursuit actuellement une procédure judiciaire visant à récupérer près de 20 millions d’euros liés à l’exploitation du stade. Sparta Capital souhaiterait voir cette action abandonnée dans le cadre du projet de reprise.
Une demande catégoriquement refusée par les élus métropolitains qui considèrent qu’il est indispensable de défendre les intérêts financiers de la collectivité. Pour Bordeaux Métropole, il n’est pas envisageable d’effacer cette dette sans décision de justice.
Le Haillan également concerné par les discussions

Les négociations portent également sur l’avenir du centre d’entraînement du Haillan, véritable cœur historique des Girondins de Bordeaux.
Le fonds d’investissement aurait évoqué plusieurs scénarios concernant les infrastructures du club, notamment des possibilités d’acquisition à moyen terme. Là encore, Bordeaux Métropole reste prudente et refuse pour le moment les modalités proposées.
Une décision importante avant la DNCG
Cette situation intervient dans un calendrier particulièrement tendu pour les Girondins. Le club doit prochainement présenter son dossier financier devant la DNCG, le gendarme financier du football français. L’arrivée d’un nouvel investisseur pourrait constituer un signal positif pour l’avenir du club, mais plusieurs obstacles doivent encore être levés avant qu’un accord définitif puisse être trouvé.
Malgré les divergences actuelles, Bordeaux Métropole assure rester ouverte au dialogue. Les prochaines semaines seront donc décisives pour savoir si Sparta Capital deviendra réellement le nouvel acteur majeur du projet de relance des Girondins de Bordeaux, l’un des clubs les plus emblématiques du football français.
A lire aussi : Gironde : Netflix lance un grand casting pour sa future série




