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Méduses sur les plages de Nouvelle Aquitaine : les bons réflexes à connaître

Sur les plages de Nouvelle-Aquitaine, l’été ne rime pas seulement avec baignade et grands rouleaux atlantiques. L’ARS alerte de nouveau sur la présence possible de physalies, ces organismes bleutés souvent confondus avec des méduses, mais dont les filaments peuvent provoquer de très fortes brûlures. En Gironde, dans les Landes ou les Pyrénées-Atlantiques, la vigilance concerne autant les baigneurs que les promeneurs, car les tentacules restent urticants même lorsqu’ils sont échoués sur le sable. Voici les bons réflexes à garder en tête avant de mettre les pieds dans l’eau.

Sur les plages atlantiques, la présence de physalies impose une vigilance particulière avant la baignade.

Un danger discret sur le littoral atlantique

La physalie n’est pas une méduse, mais elle peut gâcher une journée de plage en quelques secondes. Reconnaissable à sa teinte bleutée et à son flotteur visible à la surface, elle traîne derrière elle de longs filaments capables d’atteindre plusieurs dizaines de mètres. C’est précisément là que se situe le risque : ces filaments sont très urticants et restent venimeux même lorsqu’ils sont séparés de l’animal ou déposés sur le sable par la marée.

Dans son message de prévention, l’ARS Nouvelle-Aquitaine rappelle une règle simple : ne jamais toucher une physalie, même si elle paraît morte. Sur les plages de Gironde, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, les maîtres-nageurs sauveteurs sont généralement formés pour identifier ces animaux et apporter les premiers soins. Les panneaux d’entrée de plage peuvent aussi relayer les alertes concernant les physalies, les méduses pélagiques et les vives.

Les baigneurs doivent sortir rapidement de l’eau en cas de contact avec des filaments urticants.

Que faire en cas de piqûre ?

Le premier réflexe est de sortir immédiatement de l’eau. La douleur peut être vive, avec une sensation de brûlure ou d’urticaire. Il faut ensuite rincer la zone touchée avec de l’eau de mer, idéalement de l’eau de mer vinaigrée si elle est disponible. L’ARS insiste sur un point important : il ne faut pas utiliser d’eau douce, car elle peut faciliter la libération du venin par les cellules urticantes encore présentes sur la peau.

Il faut également éviter les gestes improvisés que l’on voit parfois circuler : ne pas frotter la lésion, ne pas inciser la plaie, ne pas aspirer le venin, ne pas appliquer d’urine, de pommade ou de gel hydroalcoolique. Si la douleur reste forte après trente minutes, une consultation médicale est recommandée. En présence de malaise, de vertiges, de vomissements, de douleurs abdominales, d’une perte de connaissance ou d’une accélération du rythme cardiaque, il faut contacter le poste de secours local ou appeler le SAMU Centre 15.

Avant la baignade, vérifier les infos de plage

Pour les familles qui prévoient une journée à Lacanau, au Porge, à Biscarrosse, à Mimizan ou sur la côte basque, le bon réflexe consiste à regarder les informations disponibles avant de s’installer. Le site national Qualité des eaux de baignade permet déjà de consulter les données sanitaires des sites de baignade, tandis que les postes de secours restent la référence locale pour connaître les conditions du jour.

Les postes de secours restent les premiers points d’information en cas d’alerte sanitaire ou de présence de physalies.

La présence de physalies n’implique pas forcément une interdiction générale de baignade sur toutes les plages de Nouvelle-Aquitaine. Elle demande surtout de rester attentif aux consignes, aux drapeaux et aux annonces des sauveteurs. Un organisme échoué peut attirer la curiosité des enfants, mais il doit être considéré comme dangereux. Sur le littoral atlantique, la prudence fait partie des vacances : on observe, on s’informe, et on évite tout contact avec ce qui ressemble à une physalie.

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