Les Girondins de Bordeaux arrivent à un nouveau rendez-vous décisif devant la commission d’appel de la DNCG. Le club doit présenter des garanties financières suffisantes pour éviter que la sanction d’exclusion des compétitions nationales ne soit confirmée. Derrière les chiffres, c’est l’avenir immédiat de la SASP, du projet sportif et peut-être même de la continuité du club qui se joue. À Bordeaux, l’attente est lourde, car le scénario d’un échec ouvrirait une séquence judiciaire et sportive très incertaine.

Le compte à rebours est lancé pour les Girondins de Bordeaux. Selon les éléments rapportés par Sud Ouest, le club doit présenter devant la commission d’appel de la DNCG environ 9 à 10 millions d’euros de garanties financières. L’objectif est clair : convaincre le gendarme financier du football français que les échéances 2025-2026 et 2026-2027 peuvent être honorées, et obtenir l’infirmation de la décision d’exclusion des compétitions nationales.
Pourquoi ce passage est aussi important
Dans un club déjà fragilisé, un passage devant la DNCG n’est jamais une formalité. Cette fois, l’enjeu dépasse largement le simple budget de saison. Si la sanction était maintenue, la poursuite du plan de continuation de la SASP, validé en juin 2025 sur dix ans, deviendrait très difficile à tenir. Le commissaire à l’exécution du plan pourrait alors saisir le tribunal de commerce, au motif d’une situation devenue irrémédiablement compromise.
Le site officiel des Girondins continue d’afficher le calendrier de préparation et l’activité sportive du club, mais le terrain dépend désormais aussi de la solidité du dossier financier. Le fonds Sparta Capital travaille à réunir les sommes nécessaires, tandis que Gérard Lopez reste, à ce stade, en retrait du tour de table évoqué par le quotidien régional.

Liquidation, cession, association : les scénarios possibles
En cas d’échec, le scénario le plus redouté serait celui d’une liquidation judiciaire de la SASP Girondins. Un liquidateur serait alors nommé. Deux chemins pourraient s’ouvrir : vendre les actifs et licencier les salariés, ou lancer un appel d’offres de cession dans un délai court. Dans ce second cas, un repreneur créerait une nouvelle structure pour accueillir les actifs conservés, à condition aussi de trouver un accord avec l’association détentrice du numéro d’affiliation.
Sportivement, une liquidation ne signifie pas automatiquement la disparition du nom dans la minute, mais elle ferait basculer le dossier entre les mains des instances régionales. Le niveau de reprise serait alors à trancher par la Ligue de football régional. L’exemple récent des Chamois Niortais, repartis très bas après leur liquidation, montre à quel point ces situations peuvent devenir brutales pour un club historique.
Le poids des dettes liées aux transferts
Un autre point reste flou : les dettes liées aux transferts internationaux et aux indemnités de formation. Sud Ouest évoque environ 4,5 millions d’euros de dettes sur les transferts et 500 000 euros sur les indemnités de formation. La FIFA a déjà levé une interdiction de recrutement dans le dossier Pedro Diaz, reconnaissant la primauté du droit commercial français sur ce point. Mais la question d’un éventuel report de certaines dettes sur l’association inquiète toujours.

Dans ce dossier, la prudence reste indispensable. Tant que la commission d’appel n’a pas rendu sa décision, aucun scénario n’est acté. Mais une chose est sûre : pour les supporters bordelais, cette audience ne ressemble pas à un simple épisode administratif. Elle peut décider de la suite immédiate d’un club qui tente encore de rester debout.
Pour suivre le cadre général du football fédéral, la Fédération française de football reste la référence institutionnelle, même si les décisions détaillées de la DNCG sont souvent communiquées selon un calendrier propre aux instances.
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