Aéroport, sites industriels classés Seveso, centre de recherche nucléaire, prison ou encore usines liées à l’aérospatiale : alors que le feu approche de l’agglomération bordelaise, plusieurs installations sensibles font l’objet d’une vigilance renforcée. Tour d’horizon des lieux à surveiller.
Un écosystème aéronautique et spatial en première ligne
Autour de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, tout un tissu d’entreprises liées à la défense, à l’aéronautique et au spatial s’est développé au fil des décennies. Ces sites, aujourd’hui à l’ouest de Bordeaux, se trouvent particulièrement exposés à un feu qui a déjà parcouru plus de 42 000 hectares. Les pompiers disposent d’une cartographie précise des risques et des conséquences possibles d’une progression des flammes sur chacune de ces installations.

Des usines chimiques et des sites Seveso concernés
Plusieurs établissements classés Seveso figurent parmi les points de vigilance : des sites de stockage ou de production chimique à Cestas, Villenave-d’Ornon, Le Barp et Blanquefort. À Saint-Médard-en-Jalles et Sainte-Hélène, des unités liées à la propulsion spatiale sont également concernées, tout comme un site pétrolier à La Teste-de-Buch. À Saint-Médard-en-Jalles, deux installations traitent notamment un carburant hautement inflammable destiné aux missiles balistiques, tandis qu’un site du Haillan fabrique des moteurs pour le lanceur européen Ariane 6.

Des lieux sensibles sans classement Seveso
D’autres structures, bien que non classées, restent surveillées de près : un zoo et la Monnaie de Paris à Pessac, un centre pénitentiaire à Gradignan, un camp militaire accueillant des forces spéciales à Martignas, ou encore tout un pôle aéronautique à Mérignac. Au Barp, le centre du CEA abritant le laser Mégajoule bénéficie quant à lui d’une protection naturelle, situé à distance des zones boisées.
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