ActuNews

Gironde : l’incendie détruit 80 hectares de recherche forestière de l’INRAE

Derrière les hectares de pins calcinés, c’est aussi une partie de la science française qui a brûlé. L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) vient de révéler l’ampleur des dégâts sur ses sites d’expérimentation en Gironde, une perte que tu peux difficilement mesurer tant elle touche à des travaux menés sur le très long terme.

Près de 80 hectares de recherche détruits

L’incendie parti de Saumos le 22 juillet, avant de progresser jusqu’aux abords de Cestas, a ravagé près de 80 hectares de dispositifs scientifiques sur le domaine de Castillonville. Parmi les pertes les plus lourdes, le conservatoire de ressources génétiques du pin maritime a été particulièrement touché, même si les deux arboretums du site ont pour l’instant été relativement épargnés.

Des bâtiments sauvés grâce aux pompiers

Tu peux malgré tout retenir un motif de soulagement : la mobilisation des sapeurs-pompiers a permis de préserver les bâtiments, les équipements scientifiques et plus de 300 hectares de terrains expérimentaux sur le domaine de recherche de Cestas. Un sauvetage qui limite une catastrophe qui aurait pu être bien plus large.

Grâce aux pompiers, bâtiments, équipements et 300 hectares du domaine de Cestas ont été préservés. © INRAE – Aurélien Marquot

Des observatoires uniques, suivis depuis des décennies

Ce que tu dois surtout comprendre, c’est la valeur de ce qui a disparu : certains dispositifs étaient suivis depuis plusieurs dizaines d’années et alimentaient des programmes de recherche européens et internationaux sur l’adaptation des forêts au changement climatique. Ces pertes concernent aussi bien l’étude des bioagresseurs que la mise au point d’itinéraires sylvicoles innovants.

Des dispositifs suivis depuis des décennies, alimentant des programmes européens sur l’adaptation des forêts, ont disparu. © France Info

Reconstruire pour mieux comprendre demain

Face à ce coup dur, les équipes de l’INRAE affichent leur détermination à concevoir de nouveaux dispositifs expérimentaux, en s’appuyant sur des programmes déjà engagés comme GRIFON, FORESTT ou OptFORESTS, pour continuer à anticiper les effets du dérèglement climatique sur les forêts.

À lire aussi : Incendies en Gironde : les trains vers le sud de Bordeaux toujours interrompus jusqu’à dimanche

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page