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Nouvelle-Aquitaine : l’ADIT remporte un contrat régional de 409 000 euros

La Région Nouvelle-Aquitaine a confié à l’ADIT le principal lot de son marché d’intelligence économique. Conclu le 2 juin 2026, cet accord-cadre peut atteindre 409 000 euros. Il doit permettre de déployer une assistance technique auprès de la collectivité et des entreprises du territoire, dans un contexte où l’anticipation des risques devient un sujet très concret pour les dirigeants.

Le marché porte sur l’accompagnement opérationnel de la feuille de route régionale en matière d’intelligence économique. Crédit : Groupe ADIT

Le lot principal concentre l’essentiel du budget

Le marché porte sur l’accompagnement opérationnel de la feuille de route régionale en matière d’intelligence économique. Il a été divisé en deux lots, pour une valeur maximale cumulée de 448 500 euros. L’ADIT a remporté le plus important : un dispositif d’appui technique destiné à la Région et aux entreprises néo-aquitaines, plafonné à 409 000 euros. Neuf offres avaient été déposées sur cette partie.

Le premier lot, consacré aux actions de sensibilisation, représente un montant maximal de 39 500 euros. Il revient au groupement formé par Amarante International et Surfeo, face à cinq autres propositions. Les deux contrats ont été conclus le 2 juin 2026. La valeur technique comptait pour 55 % dans l’évaluation, devant le prix à 40 % et la pertinence environnementale des actions à 5 %.

Cette répartition révèle la priorité donnée à l’intervention de terrain. La sensibilisation doit installer les bons réflexes, tandis que le lot technique concentre les moyens nécessaires pour analyser une difficulté, produire du renseignement utile et accompagner une décision. Le montant annoncé constitue un plafond : les prestations seront commandées selon les besoins réels.

À quoi sert l’intelligence économique régionale ?

Derrière une expression parfois abstraite se trouvent des besoins quotidiens : surveiller l’évolution d’un marché, repérer une dépendance critique, sécuriser un fournisseur, comprendre la stratégie d’un concurrent ou préparer une implantation à l’étranger. Pour une PME comme pour une filière industrielle, disposer d’une information qualifiée peut éviter une mauvaise décision et accélérer un développement.

La feuille de route néo-aquitaine repose depuis 2020 sur trois verbes : anticiper, protéger et influencer. Elle vise les entreprises, les pôles et clusters, les intercommunalités, les décideurs publics et les jeunes. Le bilan régional détaillant les objectifs de cette politique d’intelligence économique rappelle notamment l’importance de la veille territoriale et de la diffusion d’une culture commune.

Veille, analyse des risques et sécurisation des partenaires font partie des outils mobilisables pour éclairer les décisions des dirigeants. – Crédit : Groupe ADIT

Un prestataire déjà familier des enjeux territoriaux

Créé en 1992, le Groupe ADIT intervient dans l’intelligence stratégique, la conformité, la gestion des risques et l’accompagnement international. Sa mission régionale devrait s’appuyer sur ces compétences pour répondre aux demandes d’entreprises confrontées à des chaînes d’approvisionnement fragiles, à des marchés très concurrentiels ou à des projets d’exportation. La page consacrée aux métiers d’intelligence stratégique et de sécurisation des affaires de l’ADIT présente les principaux champs couverts par ses équipes.

Le groupe avait déjà accompagné la Nouvelle-Aquitaine lors de la crise sanitaire. Un dispositif régional lui confiait alors des missions de renseignement économique, de recherche de fournisseurs et de repositionnement stratégique. Le nouveau contrat élargit cette logique dans la durée et donne à l’ADIT une place centrale dans le déploiement de la stratégie économique régionale.

Un enjeu direct pour les entreprises néo-aquitaines

Le véritable indicateur sera désormais l’accès effectif des sociétés au dispositif. Les entreprises devront pouvoir identifier les situations couvertes, les interlocuteurs compétents et les conditions de mobilisation de l’appui. Pour les filières aéronautique, viticole, numérique, industrielle ou agricole, particulièrement exposées aux changements réglementaires et géopolitiques, la rapidité d’analyse peut devenir un avantage concurrentiel décisif.

Les PME, filières et acteurs publics régionaux seront les premiers concernés par la mise en œuvre concrète de cette feuille de route. – Crédit : Groupe ADIT

Avec 409 000 euros mobilisables sur le lot technique, la Région choisit donc de renforcer sa capacité d’anticipation. Reste à transformer cet accord-cadre en réponses visibles et rapidement accessibles pour le tissu économique local.

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