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Sobriété énergétique : les lycées de Nouvelle-Aquitaine relancent le défi CUBE.S le 15 septembre

Le 15 septembre, des lycées de Nouvelle-Aquitaine relanceront le défi CUBE.S, une compétition consacrée à la sobriété énergétique. L’objectif n’est pas d’engager de lourds travaux, mais de réduire les consommations grâce aux réglages, aux usages et à la mobilisation des élèves comme des équipes. Les établissements mesureront leurs progrès dans le temps et partageront les pratiques les plus efficaces.

Un bâtiment scolaire observé autrement

Dans un lycée, l’énergie se consomme partout : chauffage, ventilation, éclairage, informatique, cuisine et équipements d’atelier. Une partie dépend de l’état du bâtiment, mais une autre varie avec les horaires et les habitudes. CUBE.S cherche à rendre ces usages visibles grâce aux relevés, aux diagnostics et aux comparaisons entre périodes similaires.

Les élèves peuvent repérer des salles chauffées inutilement, des appareils laissés en veille ou des fenêtres ouvertes pendant le fonctionnement du chauffage. Les agents, enseignants et gestionnaires disposent d’autres leviers, comme la programmation des équipements ou l’ajustement des températures. Le défi fonctionne seulement si ces regards se croisent sans transformer la sobriété en injonction individuelle.

Le défi CUBE.S mobilise élèves et personnels autour de mesures concrètes pour réduire la consommation énergétique des établissements scolaires – Crédit :

Réduire sans dégrader les conditions d’apprentissage

Économiser l’énergie ne signifie pas accepter des classes froides ou mal ventilées. Le confort et la qualité de l’air restent des exigences de santé. Les actions doivent cibler les gaspillages réels, pas reporter la responsabilité sur les usagers. Mesurer la température et le dioxyde de carbone peut aider à distinguer une bonne pratique d’une réduction excessive.

Le site officiel CUBE.S présente la méthode, les ressources pédagogiques et les résultats du concours. Le Cerema explique l’accompagnement proposé aux établissements scolaires engagés, depuis la collecte des données jusqu’aux actions menées avec les équipes éducatives.

Les élèves deviennent enquêteurs

Le dispositif possède une dimension pédagogique forte. Les jeunes peuvent analyser des courbes, interroger l’organisation du lycée et proposer des expérimentations. La consommation devient un sujet concret de sciences et de citoyenneté. Un résultat chiffré permet de discuter des causes, d’évaluer une mesure et de corriger une action qui ne produit pas l’effet attendu.

Cette participation peut aussi dépasser l’établissement. Comprendre la différence entre puissance et énergie, identifier les principaux postes ou régler un thermostat sont des compétences utiles à la maison. Le défi gagne toutefois à rester collectif : toutes les familles n’ont pas la même capacité à investir ou à modifier leur logement.

Les relevés permettent d’identifier les gaspillages sans diminuer le confort thermique ni la qualité de l’air dans les classes – Crédit :

Un suivi indispensable sur plusieurs saisons

Une baisse observée pendant quelques semaines peut provenir d’une météo plus douce ou d’une occupation différente. Les établissements doivent comparer des données corrigées et suivre les résultats sur la durée. La persistance des économies est plus importante qu’un classement ponctuel, car les habitudes peuvent disparaître après la remise des prix.

Les diagnostics peuvent enfin révéler des défauts techniques qui nécessitent un investissement : régulation vieillissante, isolation insuffisante ou ventilation mal équilibrée. Le défi ne remplace pas les travaux, mais il aide à les prioriser avec des observations réelles. Les économies d’usage peuvent aussi libérer une partie des moyens nécessaires à des améliorations plus durables.

À partir du 15 septembre, les lycées engagés disposeront donc d’un terrain d’expérience grandeur nature. La sobriété y sera mesurée, discutée et ajustée, plutôt que réduite à un slogan. Si les résultats sont documentés et transmis aux promotions suivantes, le concours pourra laisser une culture de l’énergie bien après sa clôture.

Les équipes pourront choisir quelques objectifs lisibles plutôt qu’une longue liste de consignes. Une campagne sur l’extinction des équipements, un réglage du chauffage ou une enquête menée par les élèves produit des données faciles à comparer. Afficher les résultats mois après mois entretient la mobilisation et permet de reconnaître les efforts des agents souvent invisibles dans la consommation quotidienne.

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