En Gironde, un concessionnaire automobile se retrouve confronté à une situation pour le moins inhabituelle. Depuis l’installation d’un radar de chantier sur la route départementale D1250, entre Pessac et Cestas, les avis de contravention s’accumulent dans sa boîte aux lettres.
Pourtant, le gérant n’est pas responsable des excès de vitesse relevés. Les conducteurs flashés sont en réalité des clients venus essayer des véhicules avant un éventuel achat. Une situation qui génère un important travail administratif pour cette entreprise girondine.
Une limitation de vitesse abaissée à 50 km/h

L’origine du problème remonte à la mise en place d’un radar temporaire sur la D1250. En raison de travaux en cours sur cet axe fréquenté reliant Pessac à Cestas, la vitesse maximale autorisée a été réduite de 80 km/h à 50 km/h.
Le radar contrôle strictement cette nouvelle limitation et verbalise automatiquement les conducteurs qui la dépassent.
Situé à proximité immédiate de cette portion de route, le garage MVB Automobile utilise régulièrement cet itinéraire pour les essais de véhicules d’occasion réalisés par ses clients. Résultat : lorsqu’un automobiliste est flashé au volant d’une voiture appartenant au garage, l’avis de contravention est envoyé directement à l’entreprise, propriétaire du véhicule.
Un véritable casse-tête administratif
Pour Alexi Baldassari, dirigeant de MVB Automobile, cette situation est devenue récurrente depuis le début de l’année 2026.
Chaque nouvelle amende nécessite une procédure spécifique. Avant de prendre le volant, les clients signent un document mentionnant leur identité ainsi que l’heure précise de départ avec le véhicule.
Grâce à ces informations, le professionnel peut ensuite identifier le conducteur concerné et effectuer une désignation officielle sur la plateforme de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI).
Cette démarche permet de transférer l’amende à la personne responsable de l’infraction. Toutefois, le processus demande du temps et une organisation rigoureuse. À chaque avis reçu, le gérant doit consulter ses dossiers, vérifier les horaires des essais et compléter les formalités administratives nécessaires.
Des automobilistes souvent surpris
Selon le concessionnaire, de nombreux clients verbalisés affirment ne pas avoir remarqué le changement de limitation de vitesse.
Habitués à circuler sur une route départementale auparavant limitée à 80 km/h, certains automobilistes sont surpris de devoir ralentir à 50 km/h sur cette portion en travaux.

Cette situation entraîne régulièrement des excès de vitesse involontaires, parfois de quelques kilomètres heure seulement au-dessus de la limite autorisée. Malgré cela, les conducteurs concernés reconnaissent généralement les faits et assument le paiement des contraventions ainsi que la perte éventuelle de points sur leur permis de conduire.
Une situation appelée à durer jusqu’à la fin des travaux
Les travaux engagés sur la D1250 doivent se poursuivre jusqu’au mois de juin. D’ici là, le radar de chantier continuera de surveiller la circulation et de sanctionner les automobilistes ne respectant pas la limitation temporaire. Pour MVB Automobile, cette période restera synonyme de gestion administrative supplémentaire. Une situation qui illustre les conséquences parfois inattendues des modifications temporaires de circulation, notamment pour les professionnels dont l’activité repose sur les essais routiers.
En Gironde, cette histoire rappelle également l’importance de rester particulièrement vigilant à l’approche des zones de travaux, où les limitations de vitesse peuvent évoluer rapidement et entraîner de lourdes sanctions pour les conducteurs inattentifs.
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