À la veille du lancement des soldes d’été, Bordeaux Mon Commerce a présenté les résultats d’une vaste étude consacrée à la fréquentation et à l’image du centre-ville. Si Bordeaux conserve un fort pouvoir d’attraction, notamment grâce à son offre commerciale, sa restauration et son patrimoine, plusieurs freins continuent de peser sur la fréquentation des boutiques. L’accès, le stationnement et les temps de trajet apparaissent désormais comme les principales préoccupations des visiteurs.
Le centre-ville de Bordeaux conserve une véritable attractivité

Réalisée auprès de 1 050 Girondins, cette étude met en évidence que le cœur de Bordeaux continue de séduire aussi bien les habitants de la métropole que les visiteurs venus du reste du département.
Le shopping demeure la première motivation pour venir en centre-ville, devant la promenade et les moments de détente. Les restaurants, cafés et terrasses participent également à cette attractivité, faisant du centre historique un véritable lieu de vie et non un simple espace commercial.
Cette diversité constitue aujourd’hui l’un des principaux atouts de Bordeaux face aux zones commerciales périphériques et au commerce en ligne.
Une fréquentation importante… mais qui ne se transforme pas toujours en achats
L’étude révèle toutefois une réalité plus nuancée.
Si une majorité des personnes interrogées continue de fréquenter régulièrement le centre-ville, près d’un visiteur sur deux déclare entrer rarement dans les commerces. Beaucoup viennent simplement se promener, profiter des restaurants ou effectuer une démarche administrative avant de repartir.
Cette évolution représente un véritable défi pour les commerçants. L’enjeu n’est plus uniquement d’attirer des visiteurs, mais de réussir à transformer cette présence en achats effectifs, dans un contexte où la concurrence du e-commerce et les nouvelles habitudes de consommation modifient profondément les comportements.
L’accès au centre-ville reste le principal point noir


Le principal enseignement de cette enquête concerne l’accessibilité.
Pour de nombreux visiteurs, venir dans le centre de Bordeaux demande aujourd’hui davantage de temps et d’organisation. Le stationnement, le coût du déplacement et les temps de trajet figurent parmi les critiques les plus fréquemment exprimées.
Si le tramway reste le moyen de transport le plus utilisé, la voiture demeure indispensable pour une partie importante des habitants de la Gironde, notamment ceux vivant en dehors de la métropole.
Plus de la moitié des personnes interrogées déclarent mettre plus de 30 minutes pour rejoindre le centre-ville, un délai qui peut décourager certains consommateurs pour de simples achats.
Les commerces indépendants, un véritable atout
Autre enseignement positif : les commerces indépendants continuent de jouer un rôle essentiel dans l’identité du centre-ville bordelais.
Ces boutiques participent au charme de Bordeaux et offrent une expérience différente des grandes enseignes nationales. Toutefois, elles restent encore davantage fréquentées par les Bordelais que par les visiteurs venant de l’extérieur.
Pour Bordeaux Mon Commerce, l’un des enjeux consiste désormais à mieux mettre en valeur ces commerces et à faire découvrir des rues moins connues que les grands axes traditionnels comme la rue Sainte-Catherine.
Un défi pour l’avenir du commerce bordelais

À la veille des soldes d’été, cette étude dresse finalement un constat équilibré. Bordeaux continue d’attirer, grâce à son patrimoine, son ambiance et la richesse de son offre commerciale. Mais cette attractivité doit désormais s’accompagner d’une expérience de visite plus fluide.
Améliorer les déplacements, faciliter le stationnement, valoriser les parkings-relais et renforcer les animations commerciales figurent parmi les pistes évoquées pour maintenir la vitalité économique du centre-ville.
Le défi est désormais clair : faire en sorte que l’envie de venir à Bordeaux se transforme, plus souvent, en envie d’acheter, afin de soutenir durablement les commerçants qui font vivre le cœur historique de la ville.
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