C’est une nouvelle difficile pour la filière du jeu vidéo en Nouvelle-Aquitaine. Le studio bordelais Big Bad Wolf, connu pour ses jeux narratifs à succès comme The Council ou Vampire: The Masquerade – Swansong, va définitivement fermer ses portes. Cette décision, qui entraîne le licenciement de 46 salariés, s’inscrit dans la vaste restructuration engagée par Nacon, en grande difficulté financière. Une disparition qui fragilise un peu plus l’industrie française du jeu vidéo.
Une fermeture qui marque la fin d’un studio emblématique

Installé à Bordeaux, Big Bad Wolf s’était imposé ces dernières années comme l’un des studios français de référence dans le domaine des jeux narratifs.
Le studio s’était notamment fait connaître grâce à The Council, salué pour son approche originale du jeu d’aventure, avant de confirmer son savoir-faire avec Vampire: The Masquerade – Swansong puis plus récemment Cthulhu: The Cosmic Abyss, sorti seulement quelques semaines avant l’annonce de la fermeture.
Malgré ces productions reconnues, l’avenir de l’entreprise s’est brutalement assombri.
46 salariés concernés par un licenciement économique
La fermeture de Big Bad Wolf entraîne la suppression de 46 emplois.
Selon les informations relayées par le Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo (STJV), les salariés auraient appris la disparition programmée du studio dans des conditions particulièrement difficiles. Le syndicat affirme que certains employés n’auraient pas été officiellement informés avant que l’information ne circule en interne et dans la presse spécialisée.
Cette situation a suscité de nombreuses réactions au sein de l’industrie vidéoludique française.
Nacon poursuit sa restructuration

La fermeture de Big Bad Wolf intervient dans un contexte particulièrement tendu pour Nacon. Placée en redressement judiciaire au début de l’année 2026, l’entreprise mène actuellement une profonde restructuration destinée à réduire ses coûts et tenter d’assurer sa survie financière.
Big Bad Wolf n’est d’ailleurs pas le seul studio concerné.
Ces derniers mois, plusieurs autres structures appartenant au groupe ont également été touchées par des fermetures ou des plans de licenciements, illustrant les difficultés rencontrées par l’éditeur français.
Une industrie du jeu vidéo sous pression
Cette disparition s’inscrit dans une période compliquée pour l’ensemble du secteur. Après plusieurs années de forte croissance, de nombreux studios font aujourd’hui face à une baisse des investissements, à une hausse des coûts de développement et à un marché devenu beaucoup plus concurrentiel.
En France comme à l’international, les restructurations et suppressions de postes se multiplient depuis plusieurs mois. Pour Bordeaux, la disparition de Big Bad Wolf représente également la perte d’un acteur reconnu qui participait au dynamisme de l’écosystème numérique local.

Un savoir-faire qui laisse une empreinte durable
Même si le studio disparaît, ses créations continueront de marquer les joueurs. Grâce à son expertise dans les jeux narratifs, Big Bad Wolf avait réussi à se construire une identité forte en proposant des expériences centrées sur les choix, les dialogues et les conséquences des décisions prises par les joueurs.
La fermeture du studio rappelle toutefois la fragilité économique de l’industrie vidéoludique, où le succès critique ne garantit pas toujours la pérennité d’une entreprise.
Pour les 46 salariés concernés, l’avenir reste désormais à reconstruire. Quant à l’écosystème bordelais du jeu vidéo, il perd l’un de ses studios les plus emblématiques, laissant un vide dans un secteur pourtant reconnu pour son dynamisme et sa créativité.
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