Un nouveau signal positif apparaît dans le dossier des Girondins de Bordeaux. Bordeaux Métropole aurait transmis une lettre d’intention à Sparta Capital, candidat au rachat du club. Au cœur des discussions : le loyer du Stade Atlantique, les dettes locales et l’avenir de l’enceinte. Mais le club doit encore convaincre la DNCG, avec une échéance majeure fixée au 10 juillet.

Une lettre d’intention pour cadrer l’accord
Le dossier des Girondins de Bordeaux connaît une nouvelle avancée. Selon les éléments relayés par Girondins4Ever, à partir des informations du journaliste Clément Carpentier, Bordeaux Métropole aurait envoyé une lettre d’intention à Sparta Capital. Objectif : formaliser les points d’accord entre la collectivité et le fonds d’investissement anglais, candidat au rachat du club.
Cette lettre intervient dans un contexte très sensible pour les Marine et Blanc. Depuis plusieurs mois, l’avenir du club se joue autant sur le terrain que dans les bureaux, entre dette, budget, stade et garanties à présenter aux instances. Le sujet touche aussi directement le Stade Atlantique Bordeaux Métropole, équipement majeur du territoire et domicile des Girondins.
Un loyer revu à la baisse, mais sous conditions
Le premier point important concerne les dettes dues aux institutions locales. D’après les informations publiées, le prérequis serait le paiement d’environ 1 million d’euros sur la saison 2025-2026 : 800 000 euros pour Bordeaux Métropole et 200 000 euros pour la Ville de Bordeaux.
La Métropole ne se contenterait pas de différer une partie du loyer du stade. Elle accepterait de le ramener à 600 000 euros par saison, avec une révision progressive à la hausse en cas de remontée sportive. Pour un club en reconstruction, cette baisse représenterait un levier important afin d’alléger les charges fixes. Elle resterait toutefois liée à une trajectoire claire et à des engagements financiers crédibles.
Le stade reste au centre du rapport de force
Autre élément sensible : Sparta Capital obtiendrait un droit de regard pendant cinq ans en cas de vente du Stade Atlantique. Cette demande illustre l’importance stratégique de l’enceinte dans le projet de reprise. Pour un investisseur, le stade n’est pas seulement un lieu de match : c’est aussi un actif, un coût, une source potentielle de revenus et un symbole fort.
La Bordeaux Métropole, propriétaire et gestionnaire de l’équipement, doit donc concilier plusieurs objectifs : protéger l’intérêt public, sécuriser les créances, donner une chance au club de se reconstruire et éviter que le stade ne devienne un fardeau durable pour le territoire.

La DNCG reste l’étape décisive
Malgré cette avancée, rien n’est encore joué. La lettre de caution de Gérard Lopez sur les loyers impayés, évoqués autour de 20 millions d’euros, serait maintenue en attendant la fin de la procédure. Sparta Capital aurait accepté ce maintien, mais la position de Gérard Lopez resterait inconnue à ce stade.
Surtout, les Girondins doivent encore présenter des garanties financières devant la DNCG le 10 juillet. Le besoin évoqué serait d’environ 9 millions d’euros pour financer la saison prochaine. Le club officiel, accessible via girondins.com, joue donc une partie essentielle de son avenir immédiat. L’accord avec la Métropole ressemble à une porte qui s’ouvre, mais il ne remplacera pas les fonds attendus pour sécuriser la saison.
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