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Claire Vendé prend la direction générale de Bordeaux Euratlantique

Claire Vendé prendra la direction générale de Bordeaux Euratlantique le 1er septembre 2026. Cette spécialiste de l’urbanisme, qui dirigeait Bordeaux Métropole Aménagement depuis cinq ans, arrive à la tête d’un établissement public engagé dans une transformation majeure de Bordeaux, Bègles et Floirac. Sa nomination intervient alors que la vaste opération d’aménagement doit consolider son nouveau modèle jusqu’en 2040.

Une spécialiste de l’urbanisme aux commandes

La nomination de Claire Vendé à la direction de l’EPA Bordeaux Euratlantique a été officialisée par un arrêté ministériel daté du 14 août. Elle succédera à Antoine Prenant, qui assurait l’intérim depuis le 1er juillet, après la fin du mandat de Valérie Lasek. Cette prise de fonction marque une nouvelle étape pour l’un des projets urbains les plus structurants de la métropole bordelaise.

Son parcours est étroitement lié à la fabrique de la ville. Claire Vendé commence sa carrière en 2003 au sein de la direction du développement opérationnel et de l’aménagement de la Communauté urbaine de Bordeaux, devenue Bordeaux Métropole. Elle occupe ensuite plusieurs responsabilités dans l’urbanisme, notamment en région parisienne, avant de revenir en Gironde. En septembre 2021, elle devient directrice générale de Bordeaux Métropole Aménagement, acteur central de l’urbanisme opérationnel local.

Claire Vendé prendra ses fonctions à la tête de Bordeaux Euratlantique le 1er septembre, après cinq années passées à diriger BMA. – Crédit : CV

Un projet urbain de 738 hectares jusqu’en 2040

L’Opération d’intérêt national Bordeaux Euratlantique a été lancée par l’État en 2010. Son périmètre couvre 738 hectares sur les communes de Bordeaux, Bègles et Floirac, des deux côtés de la Garonne. Il s’agit de la plus grande opération d’aménagement de ce type en France hors Île-de-France. Les transformations concernent des quartiers entiers, des espaces publics, des logements, des bureaux, des commerces, des équipements et de nouvelles continuités urbaines autour de la gare Saint-Jean.

La feuille de route officielle, consultable sur le site de Bordeaux Euratlantique, fixe désormais l’horizon à 2040. Le programme vise notamment la production de 25 000 logements abordables pour accueillir 50 000 habitants. Il prévoit également 600 000 m² de bureaux, 55 000 m² de commerces, 50 000 m² d’hébergements hôteliers et 50 000 m² de locaux d’activité. À terme, l’ambition affichée porte sur la création de 30 000 emplois.

L’opération Bordeaux Euratlantique transforme 738 hectares répartis entre Bordeaux, Bègles et Floirac, sur les deux rives de la Garonne.

Une équation financière à rééquilibrer

La nouvelle directrice générale arrive toutefois dans une période sensible. Le modèle initial, largement fondé sur la valorisation et la revente de terrains aménagés, a été fragilisé par l’évolution du marché immobilier, le renchérissement des opérations et la nécessité d’accroître la part de logements accessibles. Les recettes tirées des cessions ne suffisent plus à couvrir l’ensemble des dépenses d’aménagement. Cette situation a conduit l’État et les collectivités à revoir les priorités ainsi que le financement du projet.

Une contribution publique supplémentaire de 150 millions d’euros a accompagné cette réorientation. La foire aux questions officielle de l’EPA rappelle que cet apport complète les 97 millions d’euros investis lors de la création de l’opération. Pour Claire Vendé, l’un des principaux défis consistera donc à garantir la soutenabilité économique du projet, tout en maintenant les engagements pris envers les habitants et les collectivités.

Logements abordables et transition écologique

Le projet s’est progressivement éloigné de l’image d’un quartier d’affaires concentré autour de la gare. La nouvelle stratégie met davantage l’accent sur les logements abordables, la mixité sociale, les services du quotidien et la création de quartiers où les principales fonctions sont accessibles à pied ou à vélo. Chaque secteur doit associer habitat, activité économique, espaces publics et équipements, afin d’éviter la constitution de zones monofonctionnelles.

La transition écologique de Bordeaux Euratlantique occupe également une place centrale. Performance énergétique des bâtiments, matériaux bas carbone, énergies renouvelables, végétalisation et désimperméabilisation des sols doivent guider les futures opérations. L’EPA annonce un objectif minimal de 12 m² de nature par habitant et la végétalisation de 40 à 50 % des espaces publics. Ces orientations devront se traduire concrètement dans les quartiers déjà engagés comme dans ceux qui restent à développer.

La nouvelle feuille de route privilégie logements abordables, nature en ville, mobilités douces et activités économiques au sein de quartiers mixtes. – Crédit : Ville de Bordeaux

Une nomination stratégique pour la métropole

En choisissant une dirigeante qui connaît les institutions, les opérateurs et les mécanismes de l’aménagement bordelais, l’État confie l’EPA à un profil immédiatement opérationnel. Son expérience à Bordeaux Métropole Aménagement lui a permis de travailler sur des projets complexes, en relation avec les communes, les entreprises, les architectes et les habitants. Cette connaissance fine du territoire pourra faciliter la coordination entre les partenaires d’une opération dont les effets dépassent largement son périmètre administratif.

À compter du 1er septembre, Claire Vendé devra donc conjuguer plusieurs impératifs : poursuivre les chantiers, sécuriser les équilibres financiers, développer une offre de logements accessible et tenir les objectifs environnementaux. Sa nomination ouvre un nouveau chapitre pour l’aménagement de Bordeaux, Bègles et Floirac, avec une échéance désormais fixée à 2040 et des attentes importantes en matière de qualité de vie.

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