Une dizaine de jeunes de 11 à 17 ans venus du Puy-de-Dôme passent leurs vacances de la Toussaint comme bénévoles au Porge. Membres du mouvement Copain du Monde du Secours populaire, ils participent notamment au tri des dons destinés aux sinistrés des incendies de l’été. Près de trois mois après le départ de feu de Saumos, leur présence rappelle que l’aide continue, bien après la fin de l’intervention des pompiers.
Des bénévoles au Porge pendant les vacances scolaires
Le groupe a choisi de consacrer une partie des vacances à une action de solidarité en Gironde. Au Porge, les jeunes prennent part à l’organisation des dons collectés pour les habitants touchés par les incendies. Le tri constitue un travail nécessaire pour que ce qui a été donné puisse ensuite répondre aux besoins des familles.

Leur venue s’inscrit dans le mouvement Copain du Monde, au sein du Secours populaire. Les participants ont entre 11 et 17 ans. Ils ne viennent donc pas seulement assister à une présentation de la catastrophe : ils contribuent à une tâche concrète dans une commune où les conséquences du feu restent présentes.
Ce temps donné pendant la Toussaint prolonge une mobilisation engagée dès l’été. L’arrivée d’un groupe venu d’un autre département apporte un renfort ponctuel aux bénévoles locaux. Elle permet aussi de maintenir des liens de solidarité au-delà des premières semaines, lorsque les besoins sont moins visibles dans l’actualité.
Après l’urgence, l’aide se construit dans la durée
Le feu parti de Saumos le 29 juillet a entraîné des évacuations et détruit des habitations. Le Secours populaire de la Gironde avait alors organisé des distributions et engagé un recensement des besoins des sinistrés. Son antenne du Porge et le comité de Saint-Médard-en-Jalles avaient pu reprendre leurs actions après le retour des habitants.
Dans son récit du passage de l’urgence à la reconstruction en Gironde, l’association décrit notamment le rôle du Solidaribus. Cette antenne mobile permet d’aller à la rencontre des personnes concernées, de les écouter et de préparer une aide adaptée à leur situation, plutôt que de limiter la réponse aux seuls dons reçus.

Les distributions de l’été et le travail mené pendant les vacances d’octobre appartiennent ainsi à deux moments d’une même intervention. Les premières répondaient aux difficultés immédiates. Le second accompagne des familles dont le quotidien reste bouleversé, alors même que l’incendie n’occupe plus la même place dans les informations nationales.
Des enfants qui prennent part à la solidarité
Le mouvement Copain du Monde a été créé en 1992. Son principe est de donner aux enfants la possibilité de proposer et de porter des actions solidaires. L’association ne les considère pas uniquement comme des bénéficiaires de l’aide : ils peuvent aussi s’engager pour d’autres, dans un cadre collectif.
Au Porge, cette idée prend la forme d’un travail utile auprès des sinistrés. Le tri des dons n’a pas la visibilité d’une grande collecte, mais il en conditionne l’usage. Recevoir des produits ne suffit pas : encore faut-il les organiser pour pouvoir les remettre aux personnes qui en ont besoin.

L’action de ces adolescents ne remplace pas le suivi des familles par les équipes locales. Elle s’y ajoute, pour une durée limitée, en apportant du temps et des bras. Le travail continuera après leur départ.
À travers cette semaine, la solidarité entre générations et entre territoires se mesure à ce qui est accompli. Des jeunes d’Auvergne participent à l’aide organisée sur la côte girondine ; les bénévoles du secteur poursuivent l’accompagnement. Pour les familles touchées par le feu, la reconstruction demeure une réalité quotidienne, bien au-delà du calendrier des vacances scolaires.
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