ActuNews

Bordeaux : la maison de cannelés Baillardran a un repreneur !

Le tribunal de commerce de Bordeaux a retenu l’offre du groupe Bricks, associé à Christophe Sevin, pour reprendre les cannelés Baillardran. Le jugement, signifié dans la soirée du 8 juillet, est entré en vigueur dès ce jeudi 9 juillet 2026 à minuit. Onze points de vente sont conservés et 67 emplois sur 87 doivent être repris, dans un dossier très suivi à Bordeaux.

Un comptoir de pâtisserie illustre l’enjeu commercial autour de la reprise des boutiques Baillardran. Crédit : pexels.com

C’est une décision importante pour une marque emblématique du paysage gourmand bordelais. Selon les informations de Sud Ouest, le tribunal de commerce de Bordeaux a choisi le groupe Bricks, présidé par Cédric O’Neill et associé à Christophe Sevin, pour reprendre la SAS Will Distribution, maison mère des cannelés Baillardran. Le jugement a été rendu mercredi 8 juillet dans la soirée et a pris effet dès minuit.

Le dossier était sensible, car il touchait à la fois une enseigne connue, des emplois et plusieurs points de vente à Bordeaux, Mérignac et Arcachon. Baillardran avait été placé en redressement judiciaire le 22 avril, après une déclaration de cessation de paiements et une tentative de rachat avortée à la fin du mois de mars.

Onze boutiques conservées

Concrètement, l’offre retenue prévoit de conserver 11 boutiques sur 14. Elle prévoit aussi la reprise de 67 emplois sur 87 encore en activité. Pour les juges consulaires, cette proposition permettait le maintien d’emploi le plus important et une relance rapide de l’exploitation. Les informations institutionnelles liées aux procédures commerciales peuvent être consultées sur le site du tribunal de commerce de Bordeaux.

Le tribunal a aussi souligné les garanties financières apportées par l’offre du groupe Bricks, notamment la disponibilité de fonds propres pour soutenir le plan de relance et le développement de l’activité. Pour les salariés, la décision signifie donc un maintien partiel important, même si une vingtaine d’emplois ne sont pas repris.

L’ambition de relancer Baillardran

Christophe Sevin, déjà présent dans l’agglomération bordelaise avec le réseau de boulangeries et coffee-shops Ki’Ski, avait exprimé lors de l’audience du 1er juillet son ambition de hisser Baillardran au rang de « Ladurée du cannelé ». L’idée serait de renforcer l’identité de la marque tout en diversifiant l’offre de pâtisseries et de snacking.

La marque conserve donc une place dans le paysage gastronomique local. Pour les clients, les points de vente maintenus devraient continuer à faire vivre l’univers du cannelé bordelais. Le site officiel de Baillardran reste la référence pour suivre les boutiques, les produits et l’évolution de l’enseigne.

Un symbole gourmand pour Bordeaux

Fondée il y a près de quarante ans, Baillardran s’est imposée comme l’un des noms associés au cannelé, cette spécialité bordelaise reconnaissable entre toutes. Sa reprise dépasse donc la simple dimension commerciale : elle touche à une image, à un savoir-faire et à une présence très visible dans les rues et les lieux de passage.

La reprise doit permettre de maintenir une partie du réseau de vente et des emplois dans la région bordelaise. Crédit : pexels.com

Pour Bordeaux, l’enjeu sera désormais de voir comment le repreneur transforme cette décision judiciaire en nouveau départ concret. Maintenir les boutiques, préserver les emplois repris et redonner de l’élan à la marque seront les trois défis immédiats. Le cannelé Baillardran ne disparaît pas, mais il entre dans une nouvelle étape de son histoire.

À lire aussi : Canicule : presque tous les Intercités Marseille-Bordeaux supprimés ce jeudi

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page