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Bègles : le festival FIFAAC explore l’urbanisation du 9 au 11 octobre

Que devient un territoire lorsque l’on construit sans regarder ce qui l’habite déjà ? Le FIFAAC pose la question à Bègles du 9 au 11 octobre 2026. Pour sa onzième édition, le festival de cinéma et d’architecture choisit le titre « Les Papillons sont partis » et met en regard urbanisation, biodiversité et façons de vivre. Les projections se déroulent au cinéma La Lanterne, boulevard Albert-Ier. Photographies, films, rencontres et débats composent un programme qui dépasse la seule visite des bâtiments.

La transformation des lieux comme fil conducteur

Le festival part d’un constat : les villes et les campagnes changent sous l’effet des projets d’aménagement, mais ces transformations touchent aussi le vivant et les habitants. Son édition 2026 cherche à rendre visibles ces conséquences. Le thème des papillons ne désigne pas seulement une espèce ; il sert de point de départ pour interroger ce qui disparaît ou se déplace lorsqu’un espace est reconstruit. Le cinéma offre ici des récits concrets là où les débats sur l’urbanisme restent souvent abstraits.

Le choix de réunir architecture et biodiversité évite de traiter l’espace comme une simple surface disponible. Une route, un immeuble ou une place modifient des trajets humains, mais aussi des habitats et des continuités écologiques. Le festival invite à tenir ces dimensions ensemble, sans réduire les films à des démonstrations techniques.

La onzième édition du FIFAAC se déroulera du 9 au 11 octobre au cinéma La Lanterne, à Bègles, autour de la ville et de la biodiversité.

Le vendredi 9 octobre, deux films consacrés à Brasilia ouvrent la programmation annoncée. Le court métrage de Joaquim Pedro de Andrade, réalisé en 1967, précède « A Machine to Live In » de Yoni Goldstein et Meredith Zielke. Les deux œuvres abordent une même ville nouvelle à des époques différentes. Cette confrontation permet de regarder l’écart entre un projet architectural pensé sur plan et la vie qui se développe ensuite à l’intérieur de ce cadre.

Des films qui changent d’échelle

Le samedi, le programme passe d’autres villes à d’autres rapports au territoire. « L’Expérience Ungemacht » est annoncé à 16 h 30. La soirée comprend aussi « Lupus » et « Guangzhou, une nouvelle ère », puis « Don’t Worry Darling » d’Olivia Wilde à 20 h 30. La diversité des formats, du film documentaire à la fiction, donne au public plusieurs façons d’aborder la même interrogation : qui décide de la forme d’un lieu et comment cette décision transforme les existences ?

Films et photographies interrogent l’urbanisation à travers plusieurs territoires, du Brésil au Japon, dans une programmation répartie sur trois journées.

Le dimanche 11 octobre, « Retour à Fukushima » et « Rift Finfinee » prolongent la réflexion à partir de territoires marqués par des bouleversements différents. Cette sélection ne prétend pas apporter une réponse unique au sujet de l’urbanisation. Elle réunit plutôt des situations que l’on peut comparer : une ville planifiée, des espaces affectés par les choix économiques et des lieux dont l’histoire reste présente dans les paysages.

La programmation sur trois jours donne le temps de passer d’une œuvre à l’autre plutôt que d’isoler un seul cas. Les films choisis ne racontent pas tous la même histoire et n’emploient pas les mêmes formes. Cette variété constitue le cœur d’un rendez-vous qui fait dialoguer le cinéma, l’architecture et les réalités sociales.

La séance d’ouverture du vendredi soir met notamment en regard deux films consacrés à Brasília, ville emblématique d’un projet urbain devenu réalité.

Un festival de cinéma ouvert au débat

Le FIFAAC associe les séances à des rencontres et discussions. C’est un aspect central de son projet : les images ne sont pas présentées comme de simples illustrations d’un discours déjà écrit. Elles deviennent une matière à discuter entre spectateurs, artistes et personnes intéressées par l’architecture ou l’environnement. La photographie complète cette démarche en arrêtant le regard sur des détails que le mouvement d’un film peut laisser passer.

À Bègles, le rendez-vous prend place au cinéma La Lanterne, 151 boulevard Albert-Ier. Les séances sont annoncées aux tarifs habituels de la salle. La programmation du cinéma permet de retrouver les horaires et les films ; la billetterie de La Lanterne présente les places disponibles. Le festival n’est pas réservé aux spécialistes de l’architecture. Son sujet concerne aussi toute personne qui observe autour d’elle une rue, un quartier ou un paysage changer, et se demande ce que ces transformations laissent derrière elles.

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