Des questions sur les bouffées de chaleur, le sommeil ou la sexualité peuvent aussi se poser ailleurs que dans un cabinet médical. À Bordeaux, le CHU propose des cafés ménopause au Tea Cosy, près de Pellegrin. Deux fois par mois, quatorze participantes au maximum échangent avec des médecins spécialisés. L’inscription est gratuite et obligatoire pour ces rencontres d’une heure et demie, conçues pour parler librement d’une période encore difficile à aborder.
Les cafés ménopause, une autre façon de parler santé
Le rendez-vous quitte l’hôpital pour le Tea Cosy, 11 rue du Grand-Maurian. Ce changement de cadre accompagne une intention précise : permettre aux femmes de formuler leurs interrogations et d’entendre celles des autres. Le groupe reste volontairement restreint. La rencontre commence à 9 h 30 et dure une heure et demie, sous l’impulsion de la docteure Sandrine Frantz.
Les rencontres organisées par le CHU de Bordeaux accueillent les questions sur les changements physiques, les variations hormonales et leurs effets au quotidien. Le format collectif permet de croiser les préoccupations sans demander à chaque participante de suivre un parcours identique. Certaines cherchent des repères avant les premiers changements ; d’autres vivent déjà des symptômes gênants.

Les sujets ne se limitent pas aux bouffées de chaleur. Insomnies, fatigue, humeur, prise de poids, libido ou sécheresse vaginale peuvent entrer dans la discussion. Les traitements hormonaux font également partie des questions abordées. Le café donne un espace à ces interrogations ; le choix d’un traitement relève, lui, d’une évaluation médicale personnelle.
Un accompagnement qui dépasse les symptômes immédiats
Le centre d’expertise de la ménopause a ouvert au CHU le 20 novembre 2025, au sein du centre Aliénor d’Aquitaine. Il prend en charge la ménopause et la périménopause avec une équipe de plusieurs spécialités. Son travail porte sur la qualité de vie, mais également sur les risques cardiovasculaires et osseux qui peuvent nécessiter un suivi adapté.
Dans son communiqué d’ouverture, l’établissement estimait à environ 400 000 le nombre de femmes concernées en Gironde. Ce chiffre donne la mesure du public auquel s’adresse le dispositif. Les besoins diffèrent selon les symptômes, les antécédents et la situation de chaque patiente ; l’offre hospitalière prévoit donc des orientations individualisées, plutôt qu’une réponse unique.

La responsabilité médicale du centre est assurée par les docteures Valérie Bernard et Sandrine Frantz. Une première consultation peut conduire à un bilan en hôpital de jour. Le parcours spécialisé du centre de la ménopause associe, selon les besoins, gynécologie, rhumatologie, cardiologie, diététique, psychologie ou sexologie. Des examens permettent d’évaluer les facteurs de risque. Cette prise en charge clinique complète le temps d’échange proposé au salon de thé.
Faire circuler les questions et les réponses
Le réseau Ménopause 33 complète cette organisation avec des professionnels de ville. Médecins généralistes, gynécologues et autres spécialistes peuvent participer à un accompagnement coordonné. Le centre hospitalier prévoit aussi une concertation mensuelle pour les dossiers complexes, ouverte aux praticiens concernés de la région, hospitaliers comme libéraux.
Les cafés occupent une place différente dans cet ensemble : rendre la conversation plus accessible, avant ou parallèlement à une démarche de soins. Évoquer un trouble du sommeil ou une difficulté intime devant un petit groupe peut faire apparaître des questions jusque-là laissées de côté. La présence de médecins spécialisés permet de leur donner un cadre d’information précis.

Les inscriptions sont nécessaires pour respecter la limite de quatorze personnes. Le centre peut être contacté au 05 57 82 09 40 ou à menopause@chu-bordeaux.fr pour se renseigner sur les rencontres et l’accompagnement proposé. Deux sessions mensuelles entretiennent cette possibilité de dialogue, sans en faire une consultation collective ni promettre une solution uniforme à toutes les participantes.
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