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Bordeaux, deuxième ville la plus embouteillée de France en 2025

Si tu circules régulièrement en voiture à Bordeaux, le constat ne devrait pas vraiment te surprendre. D’après le classement 2025 du TomTom Traffic Index, la ville se hisse à la deuxième place des villes les plus embouteillées de France, juste derrière Lyon. Un résultat qui confirme les difficultés persistantes de circulation dans la capitale girondine.

Concrètement, le niveau de congestion atteint 43,5 %. Cela signifie qu’un trajet effectué en conditions normales prend, en moyenne, près de la moitié de temps en plus aux heures chargées. À Bordeaux, parcourir moins de six kilomètres demande environ quinze minutes, pour une vitesse moyenne de 23,7 km/h. Un rythme lent, mais qui reflète la réalité d’une ville dense, au réseau viaire contraint.

Bordeaux et ses embouteillages : la ville reste l’une des communes françaises où la circulation est la plus dense, impactant le quotidien des automobilistes et des habitants.©Béarn Adour Pyrénées

Autre chiffre marquant : sur l’ensemble de l’année 2025, un automobiliste effectuant un trajet domicile-travail de dix kilomètres matin et soir a perdu près de cent heures dans les embouteillages. C’est davantage qu’en 2024, avec une heure de bouchons supplémentaire comptabilisée sur douze mois. Une évolution à relativiser toutefois, puisque TomTom ne prend désormais en compte que la circulation à l’intérieur des limites de la commune, sans intégrer les villes voisines de la métropole.

Si Bordeaux figure en haut du classement national, elle reste loin des situations les plus critiques à l’échelle mondiale. Certaines grandes villes enregistrent des taux de congestion bien plus élevés. En France, la comparaison montre aussi que le taux ne dit pas tout : dans des villes comme Nancy ou Lyon, le temps réellement perdu par les conducteurs dépasse largement celui observé à Bordeaux.

Mobilité urbaine à Bordeaux : ralentissements, temps perdu et circulation intense aux heures de pointe témoignent des défis de mobilité dans la métropole bordelaise.©France Bleu

La physionomie de la ville joue un rôle central dans ces résultats. Les zones 30, de plus en plus nombreuses, les rues étroites du centre historique et la faible part de circulation sur des axes rapides limitent mécaniquement la vitesse. À Bordeaux, moins d’un quart des déplacements se fait sur des voies rapides, ce qui laisse peu d’opportunités de rouler plus vite, bouchons ou non.

Dans ce contexte, les alternatives à la voiture prennent tout leur sens. Vélo, tramway ou marche à pied s’imposent souvent comme des solutions plus efficaces pour traverser la ville.

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