À Bordeaux, un café a choisi de confier une partie de ses pâtisseries à des personnes retraitées. Ouvert au printemps 2026 au 4 rue Gratiolet, Oma Café associe une carte de brunch et de douceurs maison à un projet de transmission entre générations. Derrière le comptoir, les recettes ne sont pas seulement une affaire de cuisine : elles donnent aussi une place à celles et ceux qui souhaitent continuer à travailler et à partager leur expérience.
Des pâtisseries préparées avec des retraitées
Le nom donne le ton : « Oma » signifie grand-mère en allemand. Tina Bie a découvert cette formule pendant un séjour professionnel à Francfort, avant de la transposer à Bordeaux avec sa mère, Magaly. Le café a ouvert en avril 2026, dans le secteur de la place de la Victoire. Son principe est simple : des seniors participent à la confection des cakes et des gâteaux vendus sur place, aux côtés de l’équipe habituelle.
Cette participation n’est pas présentée comme une animation occasionnelle. L’établissement propose de petits contrats à temps partiel à des personnes retraitées ou proches de la fin de carrière. Certaines y trouvent un complément de revenu ; d’autres cherchent surtout une activité et des échanges réguliers. Le point commun est le goût de la pâtisserie, sans obligation d’avoir exercé le métier auparavant.

Une équipe où l’expérience circule
Céline, ancienne infirmière hospitalière, illustre cette organisation. Elle vient cuisiner le lundi après-midi pendant trois heures. Sa rencontre avec Tina s’est faite lors d’une réunion des Petits Frères des Pauvres à Bordeaux, association engagée contre l’isolement des aînés. Au café, elle prépare notamment des brownies et travaille avec les membres plus jeunes de l’équipe. L’expérience montre que le projet repose autant sur le travail partagé que sur les recettes.
Deux autres employées seniors, Magaly et Monique, viennent également en renfort un ou deux après-midi par semaine. Pour l’équipe présente depuis le matin, cette relève arrive à un moment où le service se poursuit et où les préparations doivent avancer. Pour les nouvelles venues, le cadre permet de transmettre des gestes et des idées tout en prenant part à la vie quotidienne du lieu.
Du gâteau au brunch, une adresse à découvrir
La pâtisserie faite maison est la porte d’entrée la plus visible de cette démarche, mais Oma Café ne se limite pas au goûter. Sa carte comprend aussi des propositions pour le déjeuner, des boissons et un brunch. L’établissement met en avant une cuisine de saison et des produits locaux, sans faire du parcours des cuisinières un simple décor. Ce sont bien leurs heures en cuisine et leurs préparations qui participent à l’offre du comptoir.
L’adresse se trouve près de la place de la Victoire, à quelques minutes à pied du centre historique. Elle peut accueillir aussi bien une pause sucrée qu’un repas. Le week-end, le brunch est servi jusqu’à 14 heures. Pour connaître les propositions du moment, mieux vaut consulter le site d’Oma Café : une carte qui suit les saisons ne se résume pas durablement à quelques exemples de gâteaux.

Les informations pratiques
Cette initiative rappelle qu’un café peut être autre chose qu’un lieu de consommation. À la rue Gratiolet, l’intérêt du projet tient à sa forme concrète : un emploi à temps choisi, une place dans une équipe et des savoir-faire qui circulent entre personnes d’âges différents. Rien n’oblige les habitués à connaître cette histoire pour commander une part de gâteau ; la savoir donne néanmoins une autre dimension à ce qui arrive dans l’assiette.
Oma Café, 4 rue Gratiolet à Bordeaux. Le café annonce une ouverture le lundi et du mercredi au samedi de 9 h 30 à 18 h, puis le dimanche de 10 h à 17 h ; il est fermé le mardi. Ces horaires peuvent évoluer : une vérification avant le déplacement reste utile. Le brunch du week-end est proposé jusqu’à 14 h.
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