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Bordeaux : une Nuit de Sabbat gratuite pour faire résonner l’Auditorium

L’Auditorium de Bordeaux accueille une Nuit de Sabbat vendredi 30 octobre, à 20 heures. Pendant une heure, les jeunes musiciens des conservatoires de Nouvelle-Aquitaine interpréteront quatre œuvres convoquant forêts enchantées, fêtes nocturnes et mers agitées. L’entrée est gratuite, sur réservation. Placée sous la direction de Debora Waldman, cette soirée rassemble plusieurs établissements de formation autour d’un programme orchestral conçu pour raconter des histoires sans passer par les mots.

Une Nuit de Sabbat entre les bois et la mer

Moussorgski ouvre les portes d’un imaginaire nocturne avec Une Nuit sur le mont Chauve. Le titre donne une première direction au concert : celle d’une musique qui installe une atmosphère et déroule un récit par les timbres, les contrastes et le mouvement de l’orchestre. Le programme poursuit cette exploration avec Soirée au Valborg, opus 24, d’Helena Munktell.

La Forêt enchantée de Vincent d’Indy déplace ensuite l’écoute vers les sous-bois, tandis que l’ouverture du Vaisseau fantôme de Richard Wagner apporte une autre matière, celle de la mer et de la légende. Munktell apparaît ainsi aux côtés de trois noms plus familiers du répertoire, donnant à cette affiche une place pour la découverte musicale. Ces quatre œuvres partagent un goût pour l’évocation, sans raconter exactement la même histoire ni employer une seule couleur musicale.

Le concert fait dialoguer plusieurs univers orchestraux. Ce fil narratif permet d’aborder le répertoire par des images et des situations, plutôt que par une succession de titres sans lien. Le thème de la nuit se prolonge donc dans les choix musicaux : les paysages, les forces naturelles et les récits fantastiques deviennent le point de rencontre entre les œuvres.

Nuit de Sabbat rassemble de jeunes musiciens des conservatoires de Nouvelle-Aquitaine à l’Auditorium de Bordeaux, vendredi 30 octobre à 20 heures, sur réservation gratuite.

Des conservatoires réunis sous une même direction

Les interprètes sont des étudiants des conservatoires de la région. RésoNAnces, pôle supérieur de musique et de danse, le conservatoire de Bordeaux Jacques-Thibaud et ceux du Pays basque, de Grand Poitiers, de Limoges et de Pau-Béarn-Pyrénées participent à cette production. Le plateau ne doit donc pas être confondu avec une prestation de l’Orchestre national Bordeaux Aquitaine.

Ce rassemblement met en commun des parcours de formation et des pratiques d’ensemble. Jouer un programme symphonique suppose d’écouter les autres pupitres, d’accorder les attaques et de construire une progression collective. Le public découvrira des musiciens encore en formation dans une salle de concert professionnelle, réunis pour une même soirée plutôt que présentés séparément par établissement.

Debora Waldman assurera la direction musicale. La présentation de son parcours par l’Opéra de Bordeaux accompagne sa participation à cette production. Face aux jeunes instrumentistes, la cheffe aura pour tâche de donner une continuité aux quatre œuvres, tout en conservant les caractères distincts de chaque partition et de leurs atmosphères.

Une heure de musique sur réservation

Debora Waldman dirigera les étudiants réunis pour cette soirée ; le concert ne doit pas être confondu avec une prestation de l’Orchestre national Bordeaux Aquitaine.

La soirée du 30 octobre dure environ une heure. Ce format permet d’écouter l’ensemble du programme dans une même séance, sans s’engager dans une longue soirée de spectacle. La proximité d’Halloween donne une résonance particulière aux titres choisis, mais l’événement reste avant tout un concert orchestral, porté par le travail des jeunes musiciens.

L’accès est libre financièrement, avec une réservation pour Nuit de Sabbat à l’Auditorium. La gratuité ne dispense donc pas de retenir sa place. Le début du concert est annoncé à 20 heures, vendredi 30 octobre, à Bordeaux.

Ce rendez-vous offre surtout une manière d’entendre comment l’orchestre peut faire naître un paysage ou suggérer une présence sans décor de théâtre. Une forêt chez d’Indy, une nuit chez Moussorgski, la mer chez Wagner : l’évocation prend forme dans l’écriture musicale et dans le jeu collectif des interprètes.

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