Deux dates se dessinent dans l’agenda social bordelais : le samedi 24 octobre, avec des rassemblements annoncés dans la ville, puis le jeudi 5 novembre, journée de grève intersyndicale nationale. Après les violences du 17 octobre, la question des déplacements et de la sécurité revient aussitôt. Mais au 21 octobre, horaires, parcours et ampleur des mobilisations locales ne sont pas tous connus. Voici ce qui est établi, et ce qui reste à confirmer.
Le 24 octobre, plusieurs rassemblements annoncés à Bordeaux
Samedi 24 octobre, des appels à manifester circulent de nouveau en France. À Bordeaux, Bordeaux Métropole indique que plusieurs rassemblements sont annoncés, notamment vers la place de la Bourse et le Stade Atlantique. La collectivité précise toutefois que les modalités d’organisation — heures et lieux définitifs — demeurent incertaines. Ces points de rendez-vous ne constituent donc pas, à ce stade, un parcours validé.
Le contexte explique cette prudence. Le 17 octobre, une manifestation déclarée a rassemblé plusieurs milliers de personnes dans le centre bordelais, tandis que des dégradations et des pillages ont été commis en marge du cortège. La mobilisation à venir ne préjuge ni de la même participation ni des mêmes événements. Confondre les appels diffusés sur les réseaux avec une déclaration officielle reviendrait à annoncer trop tôt ce que les organisateurs et les autorités doivent encore préciser.

Pour les personnes qui travaillent ou se rendent dans le centre-ville, la page de Bordeaux Métropole consacrée aux déplacements du 24 octobre signale des secteurs potentiellement concernés : les quais, la place de la Bourse, Victor-Hugo, Pey-Berland, Gambetta, Mériadeck, la Victoire et Bordeaux-Lac. Des déviations de bus ou des arrêts momentanés de tram sont envisagés. Leur localisation et leur durée dépendront du déroulement réel des rassemblements.
Une mesure de sécurité en vigueur jusqu’au 26 octobre
Après les violences du 17 octobre, la préfecture a instauré un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés d’un représentant légal, de 22 heures à 7 heures, du 20 octobre au 26 octobre au matin. La mesure ne s’applique pas à tous les habitants ni à toute la métropole : elle concerne des secteurs précis de Bordeaux, autour des rues Sainte-Catherine et Porte-Dijeaux, du cours de l’Intendance, de la promenade Sainte-Catherine et des places Saint-Projet et du Général-Sarrail.
Les modalités figurent dans le communiqué et l’arrêté de la préfecture de la Gironde. Cette décision, déjà entrée en vigueur, doit être distinguée d’éventuelles mesures de circulation pour le 24 octobre, qui seraient annoncées séparément. La préfecture affirme maintenir la mobilisation des forces de l’ordre pour protéger les personnes et les commerces du centre.

Le 5 novembre, une grève nationale aux effets locaux encore inconnus
La seconde date est jeudi 5 novembre. La CFDT, la CGT, FO, l’Unsa et la FSU appellent salariés du privé et du public, jeunes et retraités à faire grève et à manifester. Leur appel intersyndical porte sur les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie. Il confirme une journée nationale d’action, mais ne fixe pas encore d’heure ni d’itinéraire pour un cortège bordelais.
Dans le ferroviaire, les quatre principales organisations syndicales de la SNCF appellent également à la grève ce jour-là. Des effets sur les trains au départ ou à l’arrivée de Bordeaux sont possibles, sans qu’un nombre de suppressions puisse être avancé aujourd’hui. Même réserve pour les trams, bus et services publics : un appel national ne vaut pas prévision détaillée du service local.
À l’approche des deux échéances, les voyageurs auront intérêt à vérifier les informations publiées par TBM et TER Nouvelle-Aquitaine, puis les annonces de la préfecture et des organisateurs. Pour le 24 octobre comme pour le 5 novembre, mieux vaut retenir les dates dès maintenant, mais attendre les consignes actualisées avant de modifier définitivement un trajet ou un rendez-vous.

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