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Études de santé à Bordeaux : ce que la fin annoncée du PASS-LAS changerait en 2027

Pour les lycéens qui visent médecine, maïeutique, odontologie ou pharmacie, le choix entre PASS et LAS pourrait bientôt disparaître. Le projet national prévoit une « licence portail santé » unique à la rentrée 2027. À Bordeaux, l’université y voit une simplification attendue, mais avertit : son application dépendra des places, des enseignants et des moyens accordés. Les étudiants qui entrent cette année en PASS ou en LAS ne sont pas concernés par un changement immédiat.

Une seule porte d’entrée à la place du choix PASS ou LAS

Le système actuel oblige les candidats à comprendre deux voies d’accès distinctes aux études de santé. Le PASS concentre une première année spécifique, assortie d’une option disciplinaire ; la LAS est une licence classique dotée d’une option santé. À l’université de Bordeaux, ces deux voies restent en place pour 2026-2027. La réforme annoncée vise la rentrée suivante, et ses modalités réglementaires doivent encore être vérifiées dans leur version définitive.

À Bordeaux, le PASS et la LAS restent les voies d’accès aux études de santé pour la rentrée universitaire 2026-2027.

Le projet de licence portail santé réunirait les candidats dans une voie unique, correspondant à un seul vœu sur Parcoursup. Pour les familles, la disparition du choix initial entre PASS et LAS rendrait la candidature plus lisible. Elle ne supprimerait ni la sélection à l’entrée des filières, ni la nécessité d’obtenir de bons résultats durant l’année. La question des places disponibles resterait centrale.

Une première année composée de trois blocs

L’université de Bordeaux détaille l’architecture envisagée : un bloc santé de 30 crédits ECTS, un bloc disciplinaire de 24 crédits et un bloc transversal de 6 crédits. Le bloc disciplinaire pourrait relever notamment des sciences, du droit, de l’économie-gestion, de la psychologie ou des STAPS. L’objectif est de donner aux étudiants des acquis réutilisables au-delà de la seule candidature aux études de santé.

À l’issue de l’année, les étudiants ayant validé leur première session seraient classés pour accéder, selon leurs résultats et les places ouvertes, à la filière souhaitée parmi médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie. Ceux qui n’obtiendraient pas une place pourraient poursuivre dans la licence liée à leur bloc disciplinaire, puis représenter une candidature dans les conditions prévues. Le projet prévoit aussi la suppression de l’oral d’admission et une possibilité de redoublement sous conditions. Ces règles devront être confirmées par les textes applicables.

La licence portail santé annoncée pour 2027 réunirait les candidatures en une seule voie, sans supprimer la sélection selon les résultats et les places.

À Bordeaux, la question des moyens reste entière

Pascal Lecroart, vice-président chargé de la formation à l’université de Bordeaux, décrit un système actuel complexe pour les étudiants comme pour les équipes pédagogiques. L’établissement accueille, selon les chiffres qu’il a communiqués, 1 400 étudiants en PASS et 400 en LAS. Le volume futur de la licence portail santé n’est pas arrêté : il fait encore l’objet d’échanges avec le rectorat et le ministère.

Cette incertitude pèse sur la portée de la réforme. Une voie unique peut simplifier les démarches tout en concentrant davantage de candidats dans une même formation. Il faudra des enseignements adaptés, des personnels pour les assurer et des capacités d’accueil cohérentes avec la poursuite d’études. L’université prévient qu’un manque de ressources pourrait l’amener à réduire le nombre de places pour préserver les conditions de formation.

Le changement annoncé répond donc à une difficulté réelle, mais sa promesse d’équité ne se mesurera pas au seul nombre de cases sur Parcoursup. Elle dépendra aussi de l’accès des jeunes éloignés de l’enseignement supérieur, de la possibilité de poursuivre un autre cursus et des moyens obtenus à Bordeaux. Pour la rentrée 2026, les règles PASS-LAS continuent de s’appliquer. Pour 2027, les futurs candidats devront attendre la publication des modalités définitives avant de bâtir leur stratégie d’orientation. Les élèves de terminale devront notamment regarder comment leur choix de discipline sera pris en compte dans cette future première année, car il déterminera aussi les possibilités de poursuite hors santé.

L’université de Bordeaux souligne que le succès de la réforme dépendra des moyens, des capacités d’accueil et des modalités réglementaires définitives.

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