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France Resto veut faciliter le recrutement des cafés, hôtels et restaurants à Bordeaux

Trouver un serveur pour le week-end ou un poste en cuisine reste une course contre la montre pour nombre de cafés, hôtels et restaurants. Lancée fin juillet 2026, France Resto veut raccourcir cette recherche grâce à des offres d’emploi géolocalisées et des échanges directs entre établissements et candidats. Son fondateur, Benjamin Mathieu, souhaite maintenant développer l’application à Bordeaux, où vit la famille de son associé Antoine Castel.

Un recrutement gratuit, sans commission sur l’embauche

Le fonctionnement revendiqué par l’entreprise tient en quelques étapes : un établissement publie une offre, les personnes proches peuvent la consulter et les deux parties échangent directement. La carte et les filtres permettent de chercher par lieu, secteur ou type de contrat. Pour un restaurant qui doit renforcer son équipe rapidement, le critère géographique compte autant que le métier recherché. Une candidature située à proximité peut être contactée sans passer par un intermédiaire.

La publication d’une offre et la mise en relation sont gratuites pour les employeurs comme pour les candidats, assure France Resto. L’entreprise dit ne prélever ni abonnement ni commission sur les recrutements et affirme vouloir conserver ce modèle. Cette gratuité concerne précisément le volet emploi : les autres services de l’application n’obéissent pas tous aux mêmes conditions tarifaires.

L’application France Resto propose aux candidats des missions proches de leur position, avec une mise en relation directe avec les établissements qui recrutent.

Des premiers résultats annoncés, à lire comme tels

Dans son message adressé à Bouger à Bordeaux, Benjamin Mathieu annonce 1 500 utilisateurs et 100 embauches après deux mois d’activité. Ces résultats sont communiqués par l’entreprise ; ils ne constituent pas un bilan indépendant. Le dossier de presse, arrêté au 14 septembre, faisait état de 1 100 utilisateurs, 120 annonces actives et d’une cinquantaine de recrutements. Les deux séries de chiffres correspondent à des dates différentes et témoignent de la progression revendiquée par la jeune plateforme.

Née à Bayonne, l’initiative a déjà retenu l’attention de Sud Ouest dans son édition Pays basque et de la presse professionnelle. Le dossier cite notamment un poste d’extra en cuisine pourvu en trente minutes. Ce cas illustre la rapidité possible d’une mise en relation ; il ne garantit évidemment pas le même délai pour chaque offre. L’enjeu pour France Resto sera de réunir assez de candidats et d’établissements dans chaque bassin d’emploi pour que la proximité devienne réellement utile.

France Resto annonce 1 500 utilisateurs et 100 embauches après deux mois d’activité ; ces chiffres sont communiqués par l’entreprise et restent à confirmer indépendamment.

Bordeaux, prochaine étape pour l’application

Le lien avec la Gironde est personnel autant que professionnel. Antoine Castel, associé chargé du développement technique, est bordelais ; Benjamin Mathieu explique que sa famille vit également ici. L’entreprise cherche à faire connaître le service auprès des hôtels, restaurants et cafés de la métropole, sans annoncer pour l’heure de bureau local ni de partenariat bordelais précis. Le développement dépendra donc d’abord des inscriptions et des offres publiées par les établissements du territoire.

Pour les candidats, la page de téléchargement de France Resto donne accès à l’application sur téléphone. Les offres d’emploi du secteur restent aussi consultables dans la rubrique hôtellerie-restauration de France Travail. Les deux services répondent à la même recherche d’emploi, avec des modalités différentes : France Resto met en avant l’échange direct et le repérage local des annonces.

Une application qui dépasse les seules offres d’emploi

France Resto réunit trois fonctions dans la même application. À côté du recrutement, une place de marché permet de proposer du matériel professionnel ou des biens liés à l’exploitation d’un établissement. Le dossier de presse comptait en septembre vingt annonces de matériel et cinq annonces immobilières. Un troisième outil examine, à partir d’une photographie, certaines mentions réglementaires d’une carte ou d’un menu ; ce contrôle est annoncé à dix euros. La gratuité concerne donc le recrutement.

Le recrutement est présenté comme gratuit pour les candidats et les établissements, tandis que le contrôle de conformité des menus est un service payant.

Pour Benjamin Mathieu, ancien restaurateur, le projet part de difficultés rencontrées dans le métier : recrutements urgents, outils dispersés et coûts d’intermédiation. À Bordeaux, la promesse sera jugée à l’usage. Si les professionnels publient leurs besoins et si les candidats répondent, l’application pourra devenir un canal supplémentaire pour pourvoir des postes dans les cafés, hôtels et restaurants de la région.

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