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Fumées d’incendie : les gestes à adopter pour protéger sa santé

Depuis plusieurs jours, l’odeur de fumée liée à l’incendie en Gironde s’invite bien au-delà de la zone du sinistre. Si tu la sens jusque chez toi, voici ce que les autorités sanitaires te conseillent de faire — et surtout de ne pas faire.

Ne sature pas les lignes d’urgence

Le premier réflexe à éviter : décrocher ton téléphone pour signaler une odeur de fumée. Les services de secours le rappellent, les fumées sont déjà surveillées en temps réel par l’État. Réserve tes appels aux cas d’incendie avéré près de chez toi, sans quoi tu risques d’encombrer des lignes déjà très sollicitées.

N’appelle pas pour signaler une odeur ; réserve les appels aux incendies avérés. ©BFM

Garde tes fenêtres fermées

Tant que les particules fines restent concentrées dans l’air, mieux vaut ne pas aérer ton logement. Ferme portes et fenêtres, humidifie un linge pour calfeutrer les entrées d’air si besoin, et coupe ta VMC lorsque les fumées sont intenses. Tu peux consulter les relevés d’Atmo, le service national de surveillance de la qualité de l’air, pour savoir quand rouvrir sans risque.

Limite tes sorties, surtout aux heures de pointe

Si tu dois sortir, privilégie des trajets courts et peu physiques, et évite les axes très fréquentés en circulation. Certaines villes proches des zones touchées recommandent aussi d’éviter les efforts prolongés en extérieur.

Sors peu, brièvement, sans effort, en évitant les axes très fréquentés. ©ici.fr

Une vigilance renforcée pour les plus fragiles

Personnes âgées, nourrissons, femmes enceintes, asthmatiques ou personnes souffrant de maladies cardiovasculaires : si tu fais partie de ces publics à risque, le port d’un masque FFP2 est recommandé en cas d’exposition inévitable aux fumées.

Des symptômes à surveiller

Toux, essoufflement, irritation : ces signes peuvent apparaître même loin du foyer de l’incendie, pendant plusieurs heures voire plusieurs jours selon le vent. En cas de gêne respiratoire inhabituelle, consulte un médecin, ou les urgences si la situation s’aggrave. Les autorités se veulent toutefois rassurantes : ces fumées s’apparentent à un épisode de pollution atmosphérique, pas à un nuage toxique.

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