Après une amélioration temporaire, les fumées de l’incendie en Gironde devraient de nouveau gagner Bordeaux et son agglomération ce mercredi soir. Le changement de direction du vent pourrait rabattre le panache vers l’intérieur des terres, avec une hausse des particules fines et un retour de l’odeur de brûlé. La durée de cet épisode reste difficile à prévoir : elle dépendra des reprises du feu, de la force du vent et de la dispersion atmosphérique.

Un nouveau retour des fumées attendu mercredi soir
Les Bordelais pourraient de nouveau sentir une forte odeur de brûlé dans la soirée de ce mercredi 29 juillet. Les prévisions météorologiques indiquent une évolution du vent capable de pousser les fumées émises par l’incendie de Saumos vers l’est, donc en direction de l’agglomération. Le phénomène peut toucher Bordeaux de manière inégale selon les quartiers et les communes.
La présence de fumée ne signifie pas que les flammes atteignent la métropole. Le panache peut parcourir plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de kilomètres. Son déplacement dépend de la direction du vent à différentes altitudes, de sa vitesse, de la température et de la stabilité de l’atmosphère.

Jusqu’à quand Bordeaux restera-t-elle exposée ?
Il n’existe pas de date précise permettant d’annoncer la disparition définitive des fumées. Même lorsque l’incendie est stabilisé, des foyers résiduels et des reprises peuvent continuer à émettre un important panache. Tant que le feu n’est pas totalement maîtrisé puis éteint, Bordeaux peut connaître de nouveaux épisodes de fumée lorsque le vent vient de l’ouest.
La situation peut donc alterner rapidement : une matinée respirable peut être suivie d’une soirée très enfumée, puis d’une nouvelle amélioration quelques heures plus tard. Une baisse de l’intensité du feu réduira progressivement les émissions, mais la surveillance des lisières et des points chauds peut durer plusieurs jours ou plusieurs semaines.
Les particules fines au cœur du risque sanitaire
Les fumées contiennent notamment des particules PM10 et PM2,5, mais aussi du monoxyde de carbone, des oxydes d’azote et différents composés organiques. Atmo Nouvelle-Aquitaine suit en continu leur impact sur la qualité de l’air. Les concentrations mesurées peuvent évoluer rapidement avec le panache.
Les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes souffrant d’asthme, de maladies respiratoires ou cardiovasculaires sont les plus fragiles. Mais lorsque la fumée devient dense, tout le monde peut ressentir une irritation des yeux, de la gorge, une toux, des maux de tête ou un essoufflement.

Les gestes à adopter lorsque le panache revient
En cas de retour marqué des fumées, il est conseillé de fermer portes et fenêtres, de limiter les entrées d’air extérieur et d’éviter les efforts physiques intenses. Il vaut mieux reporter le sport en plein air et garder les enfants à l’intérieur lorsque l’odeur ou le voile de fumée devient important. L’aération peut être réalisée brièvement lorsque la qualité de l’air s’améliore.
Un masque chirurgical protège mal contre les particules les plus fines. Un masque FFP2 correctement ajusté peut réduire l’exposition lors d’un déplacement indispensable, sans remplacer le fait de rester à l’abri. Les recommandations générales de Santé publique France rappellent également l’importance de consulter en cas de gêne respiratoire inhabituelle ou persistante.
Suivre les mesures plutôt que la seule odeur
L’odeur de brûlé constitue un signal utile, mais elle ne permet pas à elle seule d’évaluer le niveau de pollution. À l’inverse, certaines particules peuvent rester présentes sans odeur très marquée. Les habitants sont donc invités à consulter régulièrement l’indice ATMO, les messages de la préfecture et les informations de leur commune avant de décider d’aérer ou de pratiquer une activité extérieure.
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