Face aux incendies en Gironde, l’association FUTUR a activé une cellule de crise après une demande de renforts de la Brigade de Secours Faune Sauvage. L’objectif est de coordonner les vétérinaires, soigneurs, transporteurs, familles d’accueil et bénévoles capables d’aider les animaux déplacés ou blessés. Le dispositif concerne d’abord les animaux domestiques, tandis que toute intervention auprès de la faune sauvage doit rester autorisée, encadrée et menée avec les professionnels.

Une équipe envoyée en renfort en Gironde
Dans un communiqué diffusé le 26 juillet, FUTUR indique avoir répondu à l’appel de la Brigade de Secours Faune Sauvage. Une équipe est partie en Gironde dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 juillet pour appuyer les opérations. Des groupes de coordination ont parallèlement été ouverts afin de mettre en relation les professionnels, les transporteurs et les autres volontaires.
Le déploiement annoncé est également présenté par le média spécialisé Savoir Animal. FUTUR explique s’appuyer sur l’expérience acquise lors des récents incendies de Fontainebleau, où son dispositif avait enregistré plus de 6 000 propositions d’aide. Ce chiffre correspond à des personnes mobilisables dans les groupes, et non à 6 000 intervenants envoyés simultanément sur le terrain.
Vétérinaires, transporteurs et familles d’accueil recherchés
La cellule recense plusieurs profils : vétérinaires, auxiliaires spécialisés vétérinaires, soigneurs animaliers, conducteurs disposant d’une camionnette ou d’un fourgon, bénévoles de terrain, équipes logistiques et familles d’accueil. L’enjeu est de répondre aux signalements, d’organiser les transports et d’orienter les animaux vers une prise en charge adaptée sans encombrer les voies utilisées par les secours.
Une permanence doit être assurée dès que possible, de jour comme de nuit, pour les animaux domestiques, de ferme ou sauvages. Selon FUTUR, les besoins immédiats portent principalement sur les animaux domestiques évacués : transport, hébergement temporaire et soins pour ceux qui sont blessés, intoxiqués par les fumées ou séparés de leurs propriétaires.
Comment proposer son aide sans se mettre en danger
Les personnes disposant des compétences ou des moyens demandés peuvent rejoindre le groupe de coordination communiqué par l’association FUTUR. Il est préférable d’indiquer clairement sa localisation, ses qualifications, son véhicule, ses capacités d’accueil et ses horaires de disponibilité afin de faciliter l’affectation des renforts.
S’inscrire dans un groupe ne signifie pas qu’il faut partir immédiatement. FUTUR insiste sur un principe : « une mobilisation utile est une mobilisation organisée ». Les volontaires doivent attendre une mission précise et ne jamais rejoindre spontanément une commune évacuée, une route fermée ou une zone récemment parcourue par les flammes.
La faune sauvage exige des précautions particulières
Les interventions auprès des animaux sauvages ne peuvent avoir lieu que dans les secteurs accessibles et autorisés, avec l’accord des équipes compétentes. Un animal brûlé, désorienté ou intoxiqué peut se défendre, fuir ou aggraver ses blessures lorsqu’il est poursuivi. Dans certaines situations, observer à distance et demander l’avis d’un centre de soins reste la meilleure décision.
La LPO Aquitaine rappelle ses consignes : ne jamais entrer dans une zone en feu ou récemment incendiée et laisser les pompiers assurer la capture dans les secteurs dangereux. Le centre de soins d’Audenge ayant été évacué, les animaux qui ne pouvaient être relâchés ont été transférés vers le centre de Tonneins.

La sécurité reste la priorité absolue
L’association affirme qu’aucune mission ne doit être engagée à l’initiative isolée d’un bénévole. Chaque demande doit être analysée avant le départ, en tenant compte des restrictions, de l’état des routes et des besoins des secours. Cette discipline protège les personnes, évite d’ajouter du stress aux animaux et empêche les interventions improvisées de perturber les opérations prioritaires.
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