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Tourisme à Bordeaux Métropole : 1,54 milliard d’euros de retombées mesurées en 2025

Les visiteurs de Bordeaux Métropole ont généré 1,54 milliard d’euros de retombées économiques directes en 2025, selon l’enquête présentée en octobre par les organismes du tourisme. L’étude recense 4,3 millions de séjours et 17,4 millions de nuitées. Derrière ces volumes, deux résultats éclairent le fonctionnement de la destination : le poids des visites à la famille ou aux amis et celui des déplacements professionnels, qui concentrent un tiers des dépenses pour un séjour sur cinq.

Le tourisme à Bordeaux Métropole dépasse les seules nuits d’hôtel

L’enquête s’appuie sur 46 000 questionnaires en Nouvelle-Aquitaine, dont 4 300 recueillis dans la métropole bordelaise. Réalisée par Ipsos BVA, elle couvre la période de novembre 2024 à octobre 2025. Ses résultats décrivent donc l’année touristique 2025, même si leur présentation et leur diffusion interviennent à l’automne 2026.

Le total atteint 4,3 millions de séjours pour 17,4 millions de nuitées. Un séjour correspond à une venue pouvant comprendre plusieurs nuits ; il ne se confond pas avec une entrée dans un musée ou une chambre occupée. Cette différence permet de comprendre pourquoi les volumes annoncés dépassent largement les seuls indicateurs de fréquentation des établissements hôteliers.

L’enquête présentée en octobre chiffre à un milliard cinq cent quarante millions d’euros les retombées économiques directes du tourisme à Bordeaux Métropole pendant l’année 2025.

Le rapport de fréquentation touristique 2025 renouvelle une photographie dont la précédente édition comparable remontait à 2019. L’étude a été financée par la Région, le Comité régional du tourisme et Bordeaux Métropole. Elle cherche à mesurer les profils des visiteurs, leurs séjours et leurs dépenses sur le territoire.

Près d’une nuitée sur deux chez des proches

L’hébergement non marchand représente 45 % des nuitées. Cette catégorie comprend notamment les séjours dans la famille ou chez des amis. Elle représente donc une composante majeure de la fréquentation annuelle mesurée dans l’ensemble du territoire métropolitain. Pour les seuls voyages de loisirs, sa part monte à 55 %. Une grande partie du tourisme métropolitain repose ainsi sur les liens des habitants avec leurs proches, sans réservation d’un hébergement payant.

Cette clientèle reste présente dans les consommations du territoire, même lorsqu’elle n’achète pas de nuit d’hôtel. Repas, déplacements ou activités peuvent produire des dépenses pendant le séjour. L’étude aide ainsi à distinguer le mode d’hébergement de l’effet économique d’une visite : dormir gratuitement chez un proche ne signifie pas ne rien dépenser dans la métropole.

Les séjours chez la famille ou les amis représentent quarante-cinq pour cent des nuitées touristiques mesurées dans la métropole, au-delà des seuls établissements d’hébergement payant.

Les visiteurs internationaux représentent 22 % des séjours. Leur place complète celle de la clientèle française, majoritaire dans le volume mesuré. Le résultat porte sur les séjours recensés ; il ne signifie pas que plus d’un habitant sur cinq serait un touriste étranger, ni que cette proportion s’appliquerait de la même façon à chaque quartier ou établissement.

Les séjours motivés par le travail constituent un cinquième du total, mais génèrent 493 millions d’euros de retombées, soit environ un tiers de l’ensemble. Leur poids économique dépasse donc leur part dans le nombre de venues. La fiche consacrée à la clientèle professionnelle approfondit ce segment.

Les 1,54 milliard d’euros annoncés correspondent à des retombées économiques directes. Il ne s’agit ni de recettes fiscales encaissées par Bordeaux Métropole ni du chiffre d’affaires du seul secteur hôtelier. L’étude mesure les dépenses directement liées aux visiteurs, avec une progression annoncée de 16 % par rapport à 2019.

Les déplacements professionnels génèrent environ un tiers des retombées économiques touristiques de Bordeaux Métropole, alors qu’ils ne constituent qu’un séjour sur cinq dans l’enquête de 2025.

Cette hausse est exprimée en valeur et ne permet pas, à elle seule, de conclure à une augmentation équivalente une fois l’évolution des prix neutralisée. L’apport principal de l’enquête réside aussi dans la composition du tourisme bordelais : des proches hébergés chez les habitants, une clientèle internationale et des voyages d’affaires dont les effets économiques diffèrent fortement.

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