L’Union Bordeaux-Bègles prépare déjà l’après-Jefferson Poirot. Alors que le pilier gauche international doit raccrocher à la fin de la saison 2026-2027, le club girondin étudie plusieurs profils de haut niveau. Le Springbok Ntuthuko Mchunu et le Toulousain David Ainu’u figurent parmi les pistes envisagées, tandis que le staff recherche aussi un joker pour répondre aux absences immédiates en première ligne.
Deux recrutements différents pour un même poste stratégique
Le chantier ne se limite pas à trouver un nom capable de porter le numéro 1. Jefferson Poirot occupe une place centrale dans le vestiaire bordelais depuis son arrivée en 2012. Son expérience, sa maîtrise de la mêlée et son rôle de leader donnent au futur recrutement une dimension particulière. La page officielle retraçant le parcours de Jefferson Poirot sous le maillot de l’UBB rappelle l’ampleur de cet héritage.
Dans cette réflexion, Ntuthuko Mchunu présente un profil puissant et mobile. Le Sud-Africain de 27 ans évolue chez les Stormers après plusieurs saisons à Durban. Il possède déjà trois sélections avec les Springboks et a disputé 18 rencontres la saison dernière, dont la demi-finale d’URC face au Leinster. Son activité dans le jeu courant complète des qualités reconnues en mêlée.

Mchunu, une connaissance du rugby de Yannick Bru
La piste Mchunu possède un autre intérêt : le joueur a connu Yannick Bru lorsqu’il évoluait chez les Sharks. Cette relation ne garantit évidemment aucune signature, mais elle offre au manager bordelais une connaissance directe de ses qualités et de son fonctionnement. Les lecteurs peuvent consulter la fiche officielle de Ntuthuko Mchunu publiée par les Stormers, qui détaille son poste, son gabarit et son parcours dans la franchise du Cap.
Son recrutement donnerait à Bordeaux un spécialiste du côté gauche encore dans ses meilleures années. Il apporterait aussi une expérience internationale et une culture du combat adaptée aux ambitions européennes du club. Le dossier reste cependant complexe : les joueurs sud-africains de ce niveau sont sollicités, et l’UBB doit préserver son équilibre sportif comme sa marge financière.

David Ainu’u offre une polyvalence précieuse
L’autre piste mène à David Ainu’u, pilier international américain du Stade Toulousain. Arrivé à Toulouse en 2017, il s’est installé dans une rotation particulièrement exigeante et a accumulé les titres. À 26 ans, il possède surtout la capacité rare d’évoluer à gauche comme à droite, un atout majeur pour construire un effectif soumis aux doublons, aux blessures et aux campagnes européennes.
Son contrat doit prendre fin en 2027, ce qui rend le calendrier cohérent avec la retraite annoncée de Poirot. Sa polyvalence pourrait permettre à l’UBB d’ajuster plus facilement ses feuilles de match sans multiplier les spécialistes. Le profil officiel de David Ainu’u au Stade Toulousain souligne son expérience en Top 14 et en Champions Cup, acquise dans un collectif habitué aux phases finales.

L’urgence d’un joker avant le recrutement de 2027
La direction bordelaise travaille pourtant sur deux temporalités. Le successeur de Poirot concerne la saison prochaine ; l’urgence actuelle consiste à renforcer une première ligne touchée par plusieurs indisponibilités. Jefferson Poirot doit manquer six à huit semaines après une entorse du genou. Ben Tameifuna, Carlü Sadie et Zaccharie Affane sont également absents ou retenus, réduisant fortement les solutions disponibles.
Les pistes menant aux expérimentés Pagakalasio Tafili et Antoine Tichit n’ont pas abouti. Le recrutement d’un joker médical en première ligne reste donc actif, avec un marché étroit à cette période de l’année. Pour l’UBB, la priorité est d’ajouter rapidement un joueur opérationnel sans précipiter le dossier plus structurant de 2027. Entre gestion de l’urgence et préparation de l’avenir, le club bordelais avance sur une ligne fine, mais avec des cibles capables de maintenir ses ambitions au plus haut niveau.
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