Tu connais ces petits écrans qui clignotent partout sans qu’on y prête attention ? À Pessac, Luchrome les réinvente en version ultra-économe et durable, avec une technologie « papier » révolutionnaire.
Pendant que les géants de la tech débattent du prochain smartphone, à Pessac, près de Bordeaux, cinq passionnés travaillent sur un défi différent : remplacer les millions de petits écrans énergivores et polluants qui encombrent hôpitaux, supermarchés ou entrepôts. Leur solution : Lusight™, un écran électronique imprimé, flexible et sans rétroéclairage, capable de rester affiché sans consommer d’énergie.

Fondée par Romain Futsch et Cyril Périé, Luchrome est née du laboratoire de chimie de l’Université de Bordeaux et du CNRS. Grâce à l’électrochromisme, les matériaux changent de couleur sous tension électrique, et restent dans cet état sans consommation supplémentaire. Résultat : un affichage bistable jusqu’à dix fois moins énergivore qu’un écran classique et trois fois moins cher à produire, sans métaux rares ni procédés chimiques polluants.
Luchrome vise les usages que personne ne regarde : étiquettes connectées, indicateurs de statut, capteurs médicaux ou objets IoT. Associée à BeFC et ses biopiles papier, la startup imagine des dispositifs 100 % papier, durables et modulables pour faciliter réparation et recyclage.
Présente au CES de Las Vegas en janvier 2026 et récompensée par le Janus de l’Industrie, Luchrome incarne l’innovation bordelaise alliant science et ambition industrielle. Le marché mondial des écrans e-paper, estimé à 9,5 milliards de dollars d’ici 2030, pourrait voir la startup capturer une partie de ce potentiel, créant emplois et savoir-faire local.

Avec Lusight™, l’écran du futur pourrait être aussi fin qu’une feuille, imprimé comme un emballage, et consommer si peu que tu oublierais presque qu’il a besoin d’énergie. Luchrome a déjà 25 millions d’objets dans le viseur, et c’est juste le début.
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