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Université de Bordeaux : trois campus fermés jusqu’à dimanche sur fond de mobilisation étudiante

Trois pôles de l’université de Bordeaux restent fermés jusqu’au dimanche 25 octobre inclus, dans un contexte de mobilisation étudiante. La décision concerne Montesquieu à Pessac, Peixotto-Bordes à Talence et la Victoire à Bordeaux. Le président de l’établissement, Dean Lewis, invoque la sécurité des personnes et des bâtiments. Des représentants étudiants contestent cette fermeture, qui affecte les conditions d’étude de quelque 20 000 étudiants, selon le chiffre avancé par la présidence.

Une fermeture de l’université de Bordeaux sur plusieurs communes

La mesure dépasse le seul centre de Bordeaux. Elle touche des enseignements répartis entre Pessac, Talence et le campus de la Victoire, avec des filières et des publics différents. Ce périmètre explique le nombre d’étudiants concernés, estimé à 20 000 par le président de l’université dans ses déclarations du 21 octobre.

À Pessac, le campus Montesquieu accueille notamment le droit, l’économie et la science politique. Le pôle Peixotto-Bordes, à Talence, rassemble des activités scientifiques. La Victoire constitue le troisième ensemble visé par la décision, au cœur de Bordeaux.

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La fermeture est annoncée jusqu’au dimanche 25 octobre inclus. Ce terme fixe la durée de la mesure communiquée par l’établissement. Il ne constitue pas, à lui seul, l’annonce d’un règlement du conflit avec les étudiants mobilisés ni d’un calendrier détaillé de reprise des enseignements.

La présidence met en avant les risques d’occupation

Le mouvement a franchi une étape mardi 20 octobre, avec un vote étudiant en faveur du blocage. La direction a choisi de fermer les sites plutôt que de les laisser fonctionner dans ce contexte. Dean Lewis présente la situation comme inédite par son ampleur et justifie sa décision par la protection des usagers et des locaux.

Le président évoque aussi le précédent d’une occupation de la Victoire en 2023. Il avance alors des dégradations importantes pour expliquer les inquiétudes de la direction. Cette référence appartient à l’argumentation de la présidence : elle ne décrit pas des dommages constatés cette semaine sur les trois campus concernés.

La présidence invoque la sécurité des personnes et des bâtiments, tandis que des représentants étudiants contestent les conséquences de la fermeture sur la mobilisation.

La fermeture administrative et le blocage étudiant ne recouvrent pas le même acte. Le second relève du rapport de force engagé par les participants à la mobilisation. La première est une décision de l’établissement, qui en étend les conséquences à l’ensemble des usagers des sites visés, qu’ils prennent part ou non au mouvement.

Des étudiants contestent une réponse qui empêche aussi de se réunir

Du côté de la mobilisation, la fermeture est dénoncée comme un obstacle aux assemblées et à la poursuite de l’action sur les campus. Le collectif étudiant Poing levé conteste ainsi la réponse apportée par la présidence. Les deux camps divergent sur la manière de concilier sécurité, fonctionnement de l’université et expression collective.

Le poids de la mesure tient aussi à la diversité des activités concernées. Le pôle scientifique Peixotto-Bordes et le campus Montesquieu ne regroupent pas les mêmes disciplines. Leur fermeture simultanée inscrit la mobilisation dans un périmètre bien plus large qu’un seul bâtiment ou qu’une seule composante.

Selon la présidence de l’établissement, quelque 20 000 étudiants sont concernés par la mesure touchant Montesquieu, Peixotto-Bordes et le campus de la Victoire.

Pour les étudiants, l’enjeu immédiat porte sur la continuité des études pendant cette interruption et sur les conditions de retour sur les sites. Aucune modalité commune de remplacement des cours ne découle automatiquement de la fermeture. Présentiel empêché, enseignements à réorganiser et désaccord sur l’usage des campus se superposent désormais dans ce conflit.

À ce stade, le point établi reste le maintien de la mesure jusqu’à dimanche inclus. La décision laisse entière la question politique et universitaire soulevée par la mobilisation : comment permettre la vie collective sur les campus lorsque la direction et une partie des étudiants ne s’accordent plus sur leurs conditions d’ouverture.

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