L’ambiance s’est de nouveau tendue autour des Girondins de Bordeaux après plusieurs incidents impliquant des groupes de supporters ultras. Alors que le club bordelaislute pour la montée en National, la préfecture de Gironde a décidé de hausser le ton afin d’éviter tout débordement lors des futures rencontres très attendues.
Depuis décembre 2024, un pacte de non-agression liait les deux principaux groupes de supporters des Girondins, les Ultramarines et les North Gate. Cet accord, signé sous l’impulsion du club et à la demande des autorités, avait permis d’apaiser durablement les relations entre les deux camps. Pendant près d’un an, les rencontres à domicile comme à l’extérieur s’étaient déroulées sans incident majeur, dans un climat de cohabitation encadrée mais apaisée.

Des incidents récents ravivent les inquiétudes
La situation a toutefois évolué ces dernières semaines à la suite d’événements survenus au retour du déplacement à Granville, fin janvier. Des tensions auraient éclaté sur une aire d’autoroute entre membres des deux groupes, puis un supporter des Ultramarines aurait été agressé dans la métropole bordelaise. Une plainte a été déposée et une enquête est en cours afin d’établir précisément les responsabilités.
Ces incidents ont ravivé les craintes d’une reprise des affrontements entre supporters, à un moment clé de la saison pour le FC Girondins de Bordeaux, engagé dans une course à la montée déterminante pour l’avenir sportif et économique du club.
La préfecture renforce le cadre de sécurité
Face à ce climat jugé préoccupant, le préfet de la Gironde et le procureur de la République ont convoqué les dirigeants du club ainsi que des représentants des deux groupes de supporters. Les autorités ont rappelé leur volonté de garantir la sécurité de tous les spectateurs lors des matchs à Bordeaux, tout en luttant fermement contre toute forme de violence dans le sport.
Dans ce contexte, un arrêté préfectoral a été pris pour la journée du match contre Châteaubriant. Il interdit strictement l’usage et le transport de fumigènes, d’engins pyrotechniques et de produits inflammables dans la commune de Bordeaux. Une mesure destinée à limiter les risques de troubles à l’ordre public aux abords du Stade Atlantique.
Des virages fermés au Stade Atlantique
À l’intérieur du stade, les sanctions disciplinaires prononcées par la Fédération française de football pour des utilisations répétées de fumigènes ces derniers mois entraînent la fermeture des deux virages traditionnellement occupés par les groupes ultras. Les Ultramarines et les North Gate ont été relocalisés dans d’autres tribunes, selon une configuration déjà mise en place lors de précédentes rencontres.
Le club, de son côté, a indiqué avoir pris des mesures préventives, notamment des interdictions de stade temporaires, en attendant les conclusions de l’enquête. Les dirigeants bordelais souhaitent préserver un climat serein autour de l’équipe première, alors que chaque match est désormais décisif dans la lutte pour l’accession.

Un enjeu sportif et d’image pour Bordeaux
Au-delà des questions de sécurité, ces tensions entre supporters posent aussi la question de l’image du club et de l’expérience spectateur au Stade Atlantique. Les Girondins de Bordeaux cherchent à reconstruire une dynamique positive, tant sur le terrain qu’en tribunes, afin de rassembler le public autour d’un objectif commun : le retour du FCGB vers le haut niveau.
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