Depuis le 11 février 2026, de violentes inondations en Gironde touchent de nombreuses communes, provoquant des dégâts importants sur les habitations, les commerces, les infrastructures publiques et les exploitations agricoles. Face à l’ampleur de la situation, le Gouvernement a décidé d’activer une procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, afin de permettre une indemnisation rapide des sinistrés.
Cette mesure exceptionnelle vise à accompagner au plus vite les particuliers, les entreprises et les collectivités locales durement impactés par les crues, les ruissellements et les coulées de boue observés sur l’ensemble du territoire girondin. L’objectif est clair : réduire les délais administratifs pour que les victimes puissent engager rapidement les démarches auprès de leurs assureurs et obtenir une prise en charge financière dans les meilleurs délais.

Une démarche simplifiée pour les communes sinistrées
Pour faciliter la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, les communes concernées disposent désormais d’une procédure simplifiée et entièrement dématérialisée. Deux options s’offrent à elles pour déposer leur demande :
- effectuer elles-mêmes la démarche via la plateforme officielle iCatNat, avant la date limite fixée ;
- solliciter l’accompagnement des services de la préfecture de la Gironde, qui peuvent déposer la demande pour leur compte.
Cette organisation permet aux municipalités, parfois déjà fortement mobilisées sur le terrain pour gérer l’urgence, de ne pas perdre de temps dans des démarches administratives complexes.
Quels phénomènes sont concernés par la procédure accélérée ?
La procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle en Gironde concerne exclusivement les phénomènes suivants :
- les inondations par débordement de cours d’eau,
- les inondations par ruissellement,
- les coulées de boue consécutives aux fortes précipitations.
En revanche, d’autres phénomènes tels que les remontées de nappes phréatiques ou les mouvements de terrain feront l’objet d’un examen ultérieur dans le cadre d’une procédure classique. De même, les dégâts causés par les vents violents ne relèvent pas du régime « catastrophe naturelle » mais des garanties spécifiques prévues dans les contrats d’assurance « tempête », « neige » ou « grêle ».

Un traitement prioritaire au niveau national
Les premières demandes déposées par les communes girondines seront étudiées rapidement par une commission interministérielle. Cette instance s’appuiera sur des données météorologiques et hydrologiques ainsi que sur des expertises techniques pour statuer, commune par commune, sur la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.
Une fois les communes validées, un arrêté interministériel sera publié. Cette publication officielle déclenchera automatiquement les procédures d’indemnisation auprès des compagnies d’assurance pour les habitants et les professionnels concernés.
Des services de l’État mobilisés pour accompagner les sinistrés
Les services de l’État restent pleinement mobilisés pour soutenir les communes touchées par les inondations en Gironde. Les collectivités qui rencontrent des difficultés dans leurs démarches peuvent bénéficier d’un accompagnement administratif et technique afin de sécuriser leur dossier. Cette mobilisation vise à garantir que chaque territoire impacté puisse bénéficier d’une reconnaissance rapide et équitable, condition indispensable pour permettre aux sinistrés d’engager leur reconstruction dans les meilleures conditions possibles.
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