Le groupe industriel girondin Europlasma s’apprête à tourner une page importante de son développement. Engagé depuis quelques années dans le secteur de la défense, il est désormais en négociations exclusives pour céder ses activités à un acteur industriel français. Une décision qui marque un repositionnement stratégique pour cette entreprise historiquement tournée vers l’environnement.
Une diversification rapide vers l’armement
À l’origine spécialisé dans la dépollution et la décarbonation industrielle, Europlasma s’est progressivement imposé dans un tout autre domaine. Depuis 2021, le groupe a multiplié les acquisitions de sites industriels, dont les Forges de Tarbes, devenues un maillon essentiel dans la production de corps d’obus de gros calibre.

Ce virage s’est accéléré dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine et la montée des besoins en équipements militaires en Europe. L’expertise développée sur ces sites a rapidement pris une dimension stratégique, positionnant Europlasma comme un acteur industriel clé, bien que récent, dans la filière défense.
Une cession à fort enjeu industriel
Aujourd’hui, le groupe semble vouloir revenir à ses fondamentaux. Les discussions en cours portent sur la cession de plusieurs actifs liés à la défense, dont les Forges de Tarbes mais aussi la Fonderie de Bretagne, récemment réorientée vers la production d’équipements militaires.
Le montant de l’opération pourrait atteindre environ 150 millions d’euros, signe de l’importance stratégique de ces infrastructures. Si elle se concrétise, cette cession devrait être finalisée dans les prochains mois, sous réserve de l’issue des négociations.

© Fonderie-piwi.fr
Pour Europlasma, cette décision traduit une volonté claire : se recentrer sur ses activités historiques liées à l’innovation environnementale, tout en laissant à d’autres industriels le soin de répondre aux besoins croissants du secteur de la défense.
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