À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars, Thomas Cazenave a participé à Bordeaux à une marche exploratoire dédiée à la place des femmes dans l’espace public. Cette initiative citoyenne, réunissant une cinquantaine de participantes, visait à observer concrètement la ville à travers le regard des femmes afin d’identifier les améliorations nécessaires en matière de sécurité, mobilité et qualité de vie urbaine.
Le parcours s’est déroulé au cœur de la ville, reliant la place de la Victoire à la place de la Comédie, avec plusieurs étapes emblématiques : le marché des Capucins, la place Saint-Michel, la place Ferdinand-Lafargue et la place Saint-Projet. Cette déambulation a permis d’échanger directement sur les usages de la ville et les difficultés que peuvent rencontrer les femmes dans leur quotidien.
Une ville où les femmes doivent pouvoir circuler librement
Cette marche exploratoire rappelle une réalité fondamentale : les femmes participent pleinement à la vie de la ville et doivent pouvoir s’y déplacer librement, à toute heure et dans tous les quartiers.
L’objectif de cette initiative était de recueillir des témoignages concrets sur les lieux où certaines femmes peuvent ressentir de l’insécurité ou adapter leurs déplacements. Des éléments comme l’éclairage public, l’animation des espaces, la présence humaine ou les transports jouent un rôle déterminant dans le sentiment de sécurité.
Cette réflexion intervient dans un contexte préoccupant : en France, plus de 122 000 victimes de violences sexuelles ont été enregistrées en 2024. Face à cette réalité, Thomas Cazenave, comme d’autres candidats en lice souhaitent placer la lutte contre les violences faites aux femmes au cœur de son projet pour Bordeaux.


Parler de sécurité pour les femmes ne signifie pas restreindre leur liberté, mais au contraire créer les conditions concrètes pour qu’elles puissent vivre la ville pleinement, de jour comme de nuit.
La lutte contre les violences faites aux femmes, priorité du mandat
Dans son projet municipal, Thomas Cazenave propose de faire de la lutte contre le harcèlement et les violences faites aux femmes la grande cause du prochain mandat.
Cette priorité devra concerner l’ensemble des politiques municipales :
- urbanisme
- mobilités
- tranquillité publique
- culture
- sport
- services publics
L’idée est simple : chaque espace public doit être pensé pour garantir sécurité, liberté et accessibilité pour toutes et tous.
Des propositions concrètes pour Bordeaux
À l’issue de cette marche exploratoire, plusieurs propositions ont été formulées afin de renforcer la protection et l’accompagnement des femmes à Bordeaux.


Parmi les mesures évoquées :
Renforcer la protection et l’accompagnement des femmes
Création de lieux d’accueil et d’hébergement pour les victimes de violences, déploiement d’antennes de police municipale spécialisées et mise en place d’un observatoire des violences faites aux femmes.
Améliorer la santé des femmes
Organisation d’ateliers « santé-ville » pour aborder les enjeux de santé féminine à tous les âges de la vie et contribution à la création d’une Maison des femmes santé.
Renforcer la participation citoyenne
Mise en place de commissions citoyennes paritaires dans chaque quartier afin de débattre régulièrement de la place des femmes dans l’espace public et dans l’aménagement urbain.
Repenser certains espaces publics
Requalification de lieux jugés prioritaires pour améliorer sécurité, éclairage et circulation, et création d’espaces urbains plus accueillants et vivants.
Mettre en valeur le rôle des femmes dans la ville
Le projet prévoit également de mieux valoriser la place des femmes dans la société bordelaise. Les rencontres avec les acteurs du sport, de l’entreprise et du monde associatif intégreront systématiquement cette thématique. Thomas Cazenave souhaite aussi organiser à Bordeaux des rencontres internationales dédiées aux femmes leaders dans leurs domaines.
Enfin, la question de l’égalité et de la visibilité des femmes pourrait être intégrée au projet de candidature de Bordeaux au titre de Capitale européenne de la culture.
Une nouvelle méthode pour transformer la ville

Au-delà des propositions, cette marche exploratoire illustre une nouvelle approche de la démocratie locale. L’idée est de partir des expériences vécues par les habitants pour améliorer la ville.
Les femmes connaissent particulièrement bien leur environnement urbain : elles savent où elles se sentent en sécurité, où elles modifient leurs trajets ou accélèrent le pas. Cette connaissance du terrain peut devenir un véritable outil pour guider l’action publique.
Cette méthode participative pourrait être élargie à d’autres publics :
- les jeunes
- les seniors
- les travailleurs de nuit
- les habitants des quartiers en transformation
L’objectif est clair : concevoir Bordeaux avec celles et ceux qui la vivent au quotidien.
Pour le candidat, cette marche du 8 mars marque ainsi le début d’une gouvernance plus proche des habitants, où les Bordelaises et les Bordelais deviennent de véritables acteurs de la construction de leur ville.
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