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Girondins de Bordeaux : la Métropole tente de rassurer après l’exclusion de la DNCG

Le couperet est tombé le 30 juin 2026 : la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) a décidé d’exclure les Girondins de Bordeaux de toutes les compétitions nationales pour la saison 2026-2027. En cause, l’absence de garanties financières jugées suffisantes par l’instance de régulation du football français. Cette sanction, confirmée par plusieurs médias sportifs dont L’Équipe et RMC Sport, place le club historique dans une situation critique.

Un délai de deux semaines pour éviter la relégation régionale

Au cœur du conflit : une dette locative de 19,7 millions d’euros, liée au stade Matmut Atlantique, propriété de la Métropole.

Le club dispose d’environ quinze jours pour faire appel de cette décision et tenter de convaincre la DNCG de revenir dessus. Sans solution d’ici la mi-juillet, les Girondins basculeraient au niveau régional, une chute inédite dans l’histoire moderne du club bordelais. La direction a d’ores et déjà fait savoir qu’elle comptait contester la sanction en appel.

Bordeaux Métropole se veut apaisante

Face à cette annonce, Bordeaux Métropole a réagi rapidement en publiant un communiqué se voulant rassurant. La collectivité y affirme son souhait de continuer à travailler main dans la main avec le club et avec Sparta Capital, le fonds d’investissement engagé dans des discussions depuis plusieurs semaines pour reprendre les Girondins.

Le président de la Métropole, Thomas Cazenave, a néanmoins tenu à poser des limites claires à cette bonne volonté affichée. Il a indiqué rester ouvert à la discussion, tout en excluant catégoriquement une logique de soutien financier sans limites. Sur les réseaux sociaux, des comptes de supporters comme Girondins4Ever ont salué cette prise de position, y voyant un signal encourageant pour l’avenir du club.

Le nœud du problème : 19,7 millions d’euros de loyers impayés

la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) a décidé d’exclure les Girondins de Bordeaux de toutes les compétitions nationales pour la saison 2026-2027.

Le principal point de friction reste la dette locative du stade Matmut Atlantique, propriété de la Métropole, qui s’élève à 19,7 millions d’euros. Thomas Cazenave a réaffirmé que la collectivité n’abandonnerait pas les poursuites engagées contre Gérard Lopez, propriétaire du club, pour recouvrer cette somme.

Cette fermeté entre directement en collision avec les exigences de Sparta Capital, qui pose comme condition à son entrée au capital la vente du stade ainsi qu’une baisse significative des loyers. Trois sujets cristallisent les tensions : la dette globale du club, l’avenir du stade Matmut et celui du centre d’entraînement du Haillan. La Métropole refuse de céder ces actifs publics à bas prix. Cazenave a toutefois laissé une porte entrouverte, précisant que rien n’empêcherait un autre investisseur que Sparta Capital de se manifester.

Un club au cœur de l’identité girondine

Au-delà du sportif, l’enjeu est aussi économique et social : environ 97 salariés directs et de nombreux prestataires locaux dépendent du club. Le stade Matmut Atlantique, avec ses 42 000 places, demeure un équipement structurant pour l’agglomération bordelaise. Dans un département où le sport professionnel occupe une place importante, la disparition des Girondins du paysage national laisserait un vide considérable pour toute la région.

Le principal point de friction reste la dette locative du stade Matmut Atlantique, propriété de la Métropole, qui s’élève à 19,7 millions d’euros

Les prochains jours s’annoncent décisifs, entre procédure d’appel devant la DNCG et négociations toujours en cours avec Sparta Capital.

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