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Deux balades gratuites pour comprendre la transformation de Bordeaux Euratlantique

Deux promenades gratuites vont permettre de lire Bordeaux Euratlantique à hauteur de rue pendant les Journées du patrimoine. Samedi 19 septembre, le parcours reliera Floirac à Bordeaux par la Souys et le Belvédère ; dimanche 20, il suivra les traces du passé ferroviaire près de la gare Saint-Jean. Les médiatrices de la Maison du projet guideront chaque groupe sur environ deux kilomètres, entre photographies d’archives, bâtiments conservés et quartiers encore en transformation.

Samedi, la rive droite entre la Souys et le Belvédère

La première balade partira samedi à 10 h 30 de la place Gisèle-Halimi, à Floirac, pour rejoindre la place Marie-de-Gournay, à Bordeaux. Le trajet traverse la Souys et le Belvédère, deux secteurs où les constructions récentes côtoient des traces plus anciennes. Les médiatrices s’appuieront sur des images d’archives et des objets patrimoniaux pour montrer ce que le paysage raconte de l’occupation passée des lieux. L’exercice consiste à regarder ce qui a changé, mais aussi ce qui a été conservé.

Samedi, la balade partira de la place Gisèle-Halimi à Floirac pour rejoindre la place Marie-de-Gournay et découvrir les transformations d’Euratlantique.

La Souys se trouve entre la Garonne et les coteaux, à cheval sur Floirac et Bordeaux. Le projet urbain consacré à Souys-Eiffel prévoit des logements, des espaces verts, des commerces et des équipements publics. Sur le terrain, cette projection prend une dimension plus concrète : une rue déjà ouverte, un espace encore en chantier, une perspective vers le fleuve. C’est la différence entre lire un plan et traverser le quartier.

Le point de départ à Floirac et l’arrivée à Bordeaux racontent aussi le franchissement d’une limite communale souvent peu visible pour le promeneur. Les médiatrices replaceront les lieux dans une histoire plus longue que le chantier actuel. Les photographies et les récits servent ici de contrepoint aux images de synthèse : ils montrent d’où part la transformation, pas seulement ce qu’elle promet.

Dimanche, les rails sous le nouveau quartier

Le second départ est fixé dimanche à 16 h 30, à l’angle du boulevard Jean-Jacques-Bosc et de la rue Léon-Paillère. La marche passera par les secteurs de l’Ars, d’Armagnac et d’Amédée Saint-Germain, avant de s’achever place des Citernes. Ici, le fil conducteur est ferroviaire. La proximité de la gare a longtemps organisé le travail, les bâtiments et les déplacements ; l’aménagement actuel réutilise une partie de cet héritage au lieu de l’effacer complètement.

Les anciennes halles et les ateliers conservés servent de points de repère. Les Citernes, ancien château d’eau destiné aux locomotives, sont restaurées et inscrites aux monuments historiques. Le portrait du quartier Amédée Saint-Germain retrace cette transformation et la place donnée au patrimoine ferroviaire. Pendant la balade, photographies anciennes et vues actuelles permettront de mesurer le changement sans perdre de vue l’usage originel des lieux.

La place des Citernes n’a pas été choisie par hasard comme terme de la promenade. Elle concentre ce que l’itinéraire veut montrer : un vestige technique devenu repère public. Le dialogue avec les rues et les bâtiments nouveaux reste visible à pied, mieux que depuis un véhicule. Ce contraste donne matière à discuter des choix de conservation et de réutilisation.

Le parcours de dimanche débutera boulevard Jean-Jacques-Bosc et s’achèvera place des Citernes, entre nouveaux aménagements urbains et quartiers déjà habités.

Comprendre les choix derrière les nouveaux paysages

Bordeaux Euratlantique est souvent perçu à travers ses grues ou ses immeubles terminés. Ces deux marches proposent une autre échelle. Elles interrogent ce que devient un ancien site d’activités, comment une voie relie désormais deux quartiers ou pourquoi un bâtiment demeure au milieu d’un ensemble neuf. Les réponses ne tiennent pas seulement aux architectes : elles concernent les usages quotidiens, la mémoire des habitants et la manière dont la ville accueille de nouveaux logements.

Les deux parcours durent entre une heure trente et deux heures et comptent environ deux kilomètres. Ils sont gratuits, mais chacun est limité à trente personnes sur inscription auprès de la Maison du projet, au 05 47 500 999. Le samedi, la marche doit s’achever vers midi ; le dimanche, vers 18 heures. Deux itinéraires, donc, et deux histoires différentes d’un même territoire : la rive droite tournée vers le fleuve et l’ancien monde des rails près de Saint-Jean.

Chacune des deux promenades gratuites parcourt environ deux kilomètres et dure entre une heure trente et deux heures, à Floirac et Bordeaux.

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