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À Barsac, un projet veut rouvrir près de 23 kilomètres du Ciron aux poissons migrateurs

Un obstacle situé à Barsac concentre un enjeu qui dépasse le seul Moulin du Pont. Sur le Ciron, son seuil est aujourd’hui présenté comme le premier barrage à la circulation des poissons migrateurs. La Fondation des pêcheurs prévoit de l’acquérir puis de l’aménager afin de rouvrir près de 23 kilomètres de rivière. Le projet figure parmi les neuf initiatives retenues par le Fonds NAture 2026 en Nouvelle-Aquitaine.

Le seuil du Moulin du Pont bloque le passage

Le point de départ est très concret : un ouvrage transversal empêche ou limite le passage des poissons entre les différents tronçons du cours d’eau. Agir sur ce seuil peut restaurer la continuité écologique et faciliter l’accès à des habitats aquatiques en amont. Le chiffre de 23 kilomètres indique la longueur potentiellement reconnectée, pas une promesse que toutes les espèces reviendront aussitôt dans chaque portion du Ciron.

Le seuil du Moulin du Pont entrave la circulation des poissons sur le Ciron.

La Fondation des pêcheurs doit d’abord acquérir le seuil du Moulin du Pont. L’aménagement est ensuite annoncé, mais les détails techniques, le calendrier du chantier et son coût propre ne sont pas exposés dans la présentation régionale consultée. Il serait donc excessif de décrire dès maintenant une méthode précise de démolition, de contournement ou d’équipement. Le programme fixe un objectif écologique et une première étape foncière.

Une acquisition avant les travaux

Le projet est soutenu par un fonds créé en 2024 par la Région Nouvelle-Aquitaine et la Fondation du patrimoine. Pour son premier appel à projets de 2026, neuf initiatives ont été sélectionnées dans plusieurs départements. Elles se partagent 150 000 euros mobilisés pour la biodiversité. Cette enveloppe est globale : elle ne peut pas être présentée comme le financement intégral du seul chantier de Barsac.

Le projet vise à reconnecter près de 23 kilomètres de rivière.

La continuité d’une rivière joue sur plusieurs dimensions. Les poissons doivent pouvoir circuler pour accomplir leurs cycles, tandis que les habitats aquatiques dépendent aussi des conditions locales du lit et des berges. L’aménagement d’un obstacle peut améliorer une partie de cette situation, mais il ne règle pas automatiquement la qualité de l’eau ou tous les autres aménagements présents sur le bassin. Cette nuance aide à mesurer la portée réelle du projet.

Un projet soutenu par le Fonds NAture

À Barsac, la question est particulièrement lisible parce que le seuil est identifié comme le premier obstacle rencontré par les migrateurs. Le traiter en priorité peut rendre accessibles des secteurs aujourd’hui fragmentés. La longueur annoncée donne une échelle au bénéfice recherché : près de 23 kilomètres, soit bien plus qu’une intervention limitée aux abords immédiats du moulin.

La Fondation des pêcheurs prévoit d’acquérir puis d’aménager l’ouvrage à Barsac.

Les autres lauréats du Fonds NAture montrent la diversité des approches régionales. Certains visent la restauration de zones humides, d’autres la protection de chauves-souris ou l’acquisition de terrains naturels. Le dossier du Ciron se distingue par son lien direct avec la circulation des espèces dans une rivière girondine. Il associe la maîtrise d’un ouvrage existant à l’espoir d’une reconquête d’habitats.

Les étapes restant à définir

Le projet ne doit pas être raconté comme un chantier déjà terminé. La Région annonce sa sélection et l’objectif de la Fondation des pêcheurs ; l’acquisition puis l’aménagement restent à réaliser. La prochaine information décisive portera sur ces étapes et sur leur calendrier. Pour l’instant, Barsac est retenu dans une série régionale de neuf projets, avec un enjeu local clairement chiffré.

La formulation « rouvrir la rivière » demande elle aussi de la précision. Le Ciron coule déjà ; ce qui pourrait être rouvert est le passage pour les poissons migrateurs sur la portion située en amont de l’obstacle. Cette différence n’est pas un détail de vocabulaire. Elle décrit exactement l’effet recherché par l’opération et évite de laisser croire que le cours d’eau serait aujourd’hui asséché ou fermé au public.

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