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Bordeaux : les Voix du Matrimoine investissent la cour Mably

La cour Mably accueillera les Voix du Matrimoine les 19 et 20 septembre. Pour sa quatrième édition, le festival bordelais mêlera concerts, exposition, visites, ateliers, conférence et performances autour des héritages féminins. L’entrée sera libre dès 14 heures samedi et dimanche. Porté par Medusyne avec la Ville de Bordeaux, le rendez-vous prend place pendant les Journées du patrimoine et du matrimoine, avec une idée simple : rendre visibles des contributions longtemps absentes du récit culturel dominant.

Un festival qui élargit la notion de patrimoine

Le patrimoine évoque souvent des pierres, des collections ou de grandes figures déjà célèbres. Le matrimoine déplace le regard vers les œuvres, les savoir-faire et les parcours de femmes qui ont moins souvent reçu la même place dans les livres, les musées ou les programmes artistiques.

Les Voix du Matrimoine ne proposent pas une leçon abstraite sur ce manque. Le festival choisit des formes accessibles, de la musique à la visite, pour faire circuler ces histoires dans un lieu ouvert à tous.

La cour Mably accueillera les Voix du Matrimoine les 19 et 20 septembre.

La cour Mably servira de point de rencontre pendant deux jours. Le lieu permet de passer d’une proposition à une autre, d’écouter, de regarder puis de discuter.

Cette circulation compte dans un programme qui associe mémoire et création actuelle : l’héritage n’est pas seulement ce que l’on conserve, mais aussi ce que des artistes et des participantes transforment aujourd’hui. La fiche de l’événement publiée par la Ville de Bordeaux situe cette quatrième édition dans le cadre des Journées européennes du patrimoine et du matrimoine.

Concerts, opéra, fanfare et DJ set

La musique prendra plusieurs formes. Concert, opéra, fanfare et DJ set figurent dans la programmation annoncée. Ce voisinage de registres est volontaire : il empêche de réduire le matrimoine à une seule époque ou à un seul genre artistique. La voix chantée peut faire entendre un répertoire, tandis qu’une fanfare ou un DJ set fait vivre la cour autrement.

Le festival se construit ainsi comme un espace de performance plutôt qu’une exposition silencieuse.

Medusyne, collectif bordelais né en 2018, travaille à la représentation des minorités dans la musique et la culture. Sa présentation de l’association et de ses projets artistiques éclaire le choix d’un festival qui associe scène, transmission et égalité. Ce cadre donne aussi un sens au titre de l’événement : il ne s’agit pas seulement de parler des femmes, mais de leur laisser la parole et la place dans la programmation.

Les ateliers autour d’artisanats oubliés prolongeront cette démarche par le geste.

Des pratiques oubliées aux scènes contemporaines

Les ateliers autour d’artisanats oubliés prolongeront cette démarche par le geste. Une conférence et une visite du matrimoine apporteront d’autres repères, tandis que l’exposition donnera à voir des traces et des œuvres. Le programme annonce aussi du stand-up et un bingo drag. Leur présence évite une approche solennelle uniforme : l’humour, le jeu et la performance peuvent ouvrir une conversation sur la représentation aussi efficacement qu’une conférence.

Cette diversité permet d’entrer dans le festival par plusieurs portes. Une famille peut s’arrêter devant une exposition, un amateur de musique venir pour un concert, une personne curieuse rejoindre une visite. Rien n’oblige à tout suivre. L’intérêt du rendez-vous est précisément de faire se croiser des publics qui ne fréquentent pas nécessairement les mêmes événements culturels. Les rencontres entre générations comptent autant que la succession des activités.

Deux jours en accès libre à la cour Mably

Le festival débute samedi 19 septembre à 14 heures et se poursuit dans la soirée ; le programme annonce une fin à 23 h 59. Dimanche 20, les propositions reprennent à 14 heures jusqu’à 20 heures. La cour Mably se trouve place du Chapelet, dans le centre de Bordeaux.

La cour Mably servira de point de rencontre pendant deux jours. Le lieu permet de passer d’une proposition à une autre, d’écouter, de regarder puis de discuter.

L’accès est gratuit et sans réservation annoncée. Le détail des séquences et des artistes doit être vérifié dans la programmation mise à jour, mais l’angle de cette édition est déjà net : montrer combien l’histoire culturelle reste incomplète lorsque les femmes qui l’ont faite demeurent dans l’ombre.

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